27 février 2012

Feu l'ancien centre bus Lagny

ratp,mobilien,tramway,paris 20e,porte de vincennes,eiffageRien de très nouveau, à la dernière réunion. L'architecte souligna que son bâtiment fera 160m de long sur 60 de large avec des variations de couleurs sensées faire un dialogue avec nos bâtiments alentour, allant du clair du Collège Lucie FAURE au rouge du Lycée Hélène BOUCHER. Le rez-de-chaussée sera vitré avec peut-être des grafs ou fresques. Le bâtiment abritera 184 bus, un parking pour les véhicules des chauffeurs et un autre privé pour le personnel des  bureaux qui ne sont, à ce jour, ni loués, ni vendus. Le morceau de la rue de la Plaine entre la rue des Pyrénées et les Maraîchers se transformera en cour de récré du Collège Lucie FAURE.
ICADE nous informe que tous les travaux seront réalisés par EIFFAGE. Le démontage a commencé le 3 janvier, le gros œuvre débute ces jours ci jusqu’en février 2014, livraison mai 2015, c’est-à-dire 40 mois de travaux, de 7h à 19h. En ce qui concerne la dépollution du site et l’amiante, il y a eu une procédure de diagnostique qui a remis son rapport et l’entreprise spécialisée ADES se chargera du plan de retrait jusqu’à l’incinération. Les services de la CRAMIF et de l’inspection du travail veilleront à la protection des salariés et riverains avant et pendant l’opération. On veut y croire, parce que la poussière dégagée par la démolition de la verrière du centre bus était telle, que la rue était envahie d'un nuage gris... En définitive,  il n’y aura pas de tirants sous les immeubles du 26/28 rue des Maraîchers.
Néanmoins il y aura un numéro d’urgence à appeler au cas où quelque chose tombe, ou autre imprévu de nature à provoquer un danger et que pourront utiliser les riverains. Un site internet est à l'étude pour informer la population sur les actualités du chantier avec questions- réponses.
On espère que la cohabitation entre les 2 chantiers Centre bus et Foyer jeunes travailleurs cheminots qui doit se faire derrière l’église St Gabriel, se déroulera sans problèmes. Les très nombreux élèves qui fréquentent ce quartier devront redoubler de vigilance pour leur sécurité. Notre Mairesse signale que les commerçants de la Porte de Vincennes gagneront en clientèle avec le tramway, il faut être patient, l’immobilier prendra encore plus de valeur après les travaux. Si on nous le dit. Elle a demandé lors de la réunion des Maires à avoir plus de sécurité pour les ponts qui se dégradent et se heurte toujours à RFF, « Il est impossible de trouver une entente pour un problème d’ACTIF FINANCIER. Ils attendent une montée du prix du m² alors que la circulation des trains leurs semblent même inenvisageable. D’ailleurs aucun travaux ne peut se faire car les habitation sont trop près des voies, les tunnels sont fermés car trop dangereux. » On espère toujours une coulée verte cependant. Une habitante s’est plainte du bruit des Klaxons des bus mais aussi du changement des affiches des panneaux publicitaires à 3h du matin. La Maire va s’en occuper… depuis qu’elle a emménagé derrière le nouvel hôpital Tenon en construction, le bruit, elle connaît.

05 décembre 2011

GPRU porte de Vincennes

gpru,porte de vincennes,saint mandé,paris 20e,paris 12e,tram,montreuilNotre mairesse a introduit la réunion et a souligné que ce GPRU aurait pour vocation d'apporter du travail dans l'arrondissement car elle ne veut pas que le 20e ne soit qu'une cité dortoir. Les bureaux qu'elle veut construire conduiraient à favoriser les petits commerces, et elle préfère des petits commerces en rez-de-chaussée plutôt que des parkings. Elle a repris les termes de Delanoë en le paraphrasant "Paris montre son dos à la Banlieue" et a souligné que le 20e était en sous investissement chronique. Cet éclair de lucidité chez notre élue est révélateur de l'abandon de l'arrondissement par la gauche, que nous constatons régulièrement.
En principe, le tramway doit réduire le bruit, la pollution et être agréable visuellement. Cependant le public ne l'a pas entendu de cette oreille, actuellement les handicapés ne peuvent même plus faire leur courses, le bd Davout et le Cours de Vincennes étant devenus impraticables pour les personnes en fauteuils roulants.  L'architecte Chemetov a insisté sur le fait qu'une couverture du périphérique ne pourrait qu'accroître le bruit suite à des études réalisées, et cela coûterait 100 millions (soit l'équivalent de 1000 logements) et l'argent fait défaut. Sous investissement chronique, vous dit-on.
Le maire de St Mandé s'est plains de ne pas avoir d'argent non plus. Il vient de perdre son réseau de bus, mais il se réjouit de la  construction future et encore hypothétique d'un gymnase. Avant le périphérique, sa ville possédait un stade de football mais il a été réquisitionné pour la construction du périphérique. Son directeur du club, qui doit impérativement organiser 200 match par an et qui ne peut recevoir chez lui aucun des matchs retour, a recours à la location de stades qui créée un déficit permanent. Il souligne que les joueurs sont de toutes classes sociales, toutes nationalités et religions.
Mme Hidalgo a manifesté sa joie en affirmant que la ville de Paris avait gagné - 24% de trafic automobile, car une ville se doit d'être écologique. A New-York il n'y a que 10% des New-yorkais qui ont une voiture privée, parait-il. Paris vient d'acquérir 3000 véhicules électriques non polluants ce qui devrait entraîner la suppression de 15000 voitures personnelles. Elle est heureuse que son projet des Berges soit validé, alors... dans la même idée, le périphérique peut bien se transformer en simple rue avec des arbres que les piétons pourraient traverser à leur guise.
Le public s'est plains une fois de plus car aucun des interlocuteurs ne veut donner de chiffrage de ce projet important. A cela Mme Hidalgo répond que c'est normal car c'est l'habitant qui vit dans le site qui aura le dernier mot quant à sa fonctionnalité, ce qui entraînera sans doute de nombreuses modifications de coût, ce qui explique que l'on ne peut donner d'estimation encore actuellement... La salle a exprimé sa déception face à une réponse des plus évasive et hypocrite.
*GPRU Grand Projet de Renouvellement Urbain

 

14 juin 2011

Le Grand Paris, c'est aussi celui de la culture

Grand-Paris_illustration_dossier[1].jpgConstruire le Grand Paris, on a parfois tendance à l'oublier, ce n'est pas que créer de nouvelles dessertes et de nouveaux axes de transports. C'est surtout un objectif transverse à tous les chantiers du Paris de demain : créer, en effaçant les coupures urbaines dûes aux divisions administratives d'hier et à des politiques publiques parfois antagonistes, une métropole plutôt qu'une combinaison Paris-banlieues dont chacun voit qu'elle a de moins en moins de sens. De part et d'autre du périphérique, les réglementations et les politiques publiques divergent encore. L'ambition du Grand Paris, c'est de les coordonner, de pousser à la concertation là où règnent encore l'anarchie, l'arbitraire et le chacun-pour-soi. Et tous les domaines sont touchés : logement, sécurité, urbanisme, emploi, transports, mais aussi culture ou éducation… C'est dans ce cadre que le ministre de la Culture a reçu au début du mois  dernier les architectes de l'Atelier international du Grand Paris, groupe de travail lancé à l'initiative du Président de la République pour réfléchir à la métropole de demain.
Souhaitant que la culture trouve toute sa place dans le cadre du Grand Paris, il a proposé trois axes de réflexion :

  • les politiques culturelles comme facteur d'attractivité des territoires,
  • l'émergence de nouveaux lieux et pratiques culturelles pour la métropole,
  • la réunification des territoires pour un Grand Paris partagé.

Espérons que le 20e saura y trouver toute sa place, lui qui par ses théâtres, ses artistes et son animation est déjà un des pôles culturels de l'est de Paris, attirant par là-même quelques classes moyennes qui l'auraient peut-être boudé, si elles n'avaient considéré que le bilan de notre arrondissement dans les autres domaines. Et que le débat ira au-delà d'un ripolinage façon 104 : une politique culturelle de métropole, ne déplaise à l'actuelle municipalité, se base sur les principes fondamentaux nécessaires à son essor : sécurité, transports et politiques fiscales raisonnables… Au risque sinon de ne pas avoir de public et de n'être qu'un coûteux gadget pour plaquette électorale.

Je remercie Loïc Corbasson pour son analyse et cet article.

06 juin 2011

Non à la hausse des tarifs des transports

stif,région ile de france,augmentation des tarifs de transport,métro,bus,rer,tram,pécresseCe mercredi 1er juin de bon matin à la Gare St Lazare avait lieu un tractage pour protester contre l’explosion des tarifs des transports en Île-de-France. Accompagnées d’élus UMP de Paris, Philippe Goujon député Maire du 15eme, Brigitte Kuster maire du 17eme, Jean François Legaret maire du 1er, Jean François Lamour Président du Groupe UMP du conseil de Paris ainsi que de nombreux élus du conseil régional, Chantal Jouanno et Valérie Pécresse ont animé la distribution de tracts dénonçant cette mesure de sur-tarification d’un service de transport urbain de plus en plus dégradé. Des militants de Paris, notamment du 20e arrondissement, étaient venus soutenir les ministres dans leur démarche. S’il est parfois difficile de convaincre les travailleurs du matin pressés de sortir du métro, c’est sans compter sur la détermination des militants UMP venus dénoncer les aberrations constantes du président de région socialiste. Où est la gauche quand il s’agit de faire payer les gens ? Nulle part sur le terrain, mais plutôt à se préoccuper des primaires pour les présidentielles... Justement ce même jour se réunissait le conseil d'administration du syndicat des transports d'Île-de-France (Stif) présidé par Jean-Paul Huchon, pour décider de la fameuse augmentation des tarifs prévue le 1er juillet prochain. Le cortège s’est donc rendu au Stif tout proche situé au 41, rue de Châteaudun pour contester cette décision. En attendant, les usagers des zones 1-2, 1-3 et 1-4 ont vu leur Pass Navigo mensuel augmenter d'au moins 7% et les usagers parisiens de près de 10% en un an !
Avant de participer à la réunion du Stif, Valérie Pécresse déclarera aux journalistes « On voit bien qu'on fait converger le pass Navigo vers un pass Navigo à tarif unique à 100 €. Ce sont les usagers qui paient sans amélioration de la qualité des transports", a poursuivi la ministre, pour qui, question investissement le compte n’y est pas.

15 avril 2011

La tentation écologique

écologie,ville propre,économies d'énergie,isolation,bilan énergétiqueC'est fait, le plus médiatique des écologistes français entre en piste pour 2012. Nicolas Hulot, que le mandat présidentiel avait déjà tenté en 2007 sans toute fois se déclarer candidat, tente cette fois d'aller jusqu'au bout de sa démarche : concilier l'écologie et la politique. Il devrait être candidat à la primaire de l'écologie. Le ton est donné dès la déclaration qu'il a faite mercredi dernier  à Sevran (petite ville charmante de la région parisienne qui au fil du temps est devenue l'équivalent d'un supermarché du trafic de drogue...), l'écologie et le combat social seront inséparables. Nicolas Hulot ne peut se résigner "au déclin de l'humanité et de la nature". Saura t-il toucher du doigt la rupture du lien social et proposer des solutions pérennes ? La gauche, qui n'apprécient qu'à demi-mot cette candidature, est tout de suite montée sur ses ergots : est-il de droite ou de gauche ? C'est la question la plus importante aux yeux de ceux qui ne lisent le monde qu'à travers un prisme à deux faces. L'originalité de la démarche de M. Hulot, c'est qu'il est un écologique expérimenté et tout à la fois un politique novice. Est ce que ce mélange sera détonnant, je veux dire positivement détonnant ? Cette originalité va t-elle apporter une réflexion nouvelle, des idées fondatrices, des concepts inédits ? Saura t-il entraîner les foules dans son sillage et mener à bien une campagne réputée difficile et souvent brutale ? Ce qui est certain c'est que Nicolas Hulot a un message a faire passer et qu'il emploie les grands moyens !

19 mars 2011

Comité local d'urbanisme

comité local urbanisme,quartiers du 20e,population,paris 20eNous étions nombreux à assister à cette réunion, elle a commencée avec la lecture du rapport de Messieurs Julien Bargeton, Conseiller de Paris, Premier Adjoint chargé de la démocratie locale, des budgets participatifs des conseils de quartier et des finances et Jacques Baudrier, Conseiller d’arrondissement, Chargé de l’urbanisme, de l’architecture et de l’espace public. Puis la parole au public énumérant les nombreux problèmes citadins entre autre la piscine promise Louis Lumière, l’étroitesse des trottoirs de la rue du Surmelin et du réalignement avec les nouvelles constructions, la zone d’assainissement encore inexistante à Mortier. En ce qui concerne le problème de la Campagne à Paris avec les villas classées... mais il faudra évoquer cela dans une autre réunion avec la responsable du Patrimoine. Le scandale des places de parking pour le public de l'hôpital Tenon en totale déficience a été approuvé à l’unanimité, surtout si on compare avec l'hôtel Mama Shelter qui possède son propre parking privé. Jacques Baudrier a réitéré sa version des places de parking inutiles à la population et a sauté de joie à l’annonce d’un habitant de St Blaise qui souhaite que l’on vire les grandes casernes CRS et autres administrations qui selon lui n’ont rien à faire dans le 20e arrondissement, et il a demandé que l’on fasse une pression locale sociale... Ont été évoqués également les conflits locaux avec Paris Habitat qui bloque le passage de certaines rues. Une habitante exprima son souhait de l’harmonisation des loyers car elle vit seule dans un F5 et le prix d’un F2 est supérieur au sien. Le manque d'harmonie des loyers et le manque de souplesse des grands bailleurs vis à vis de leurs locataires sont plus que jamais d'actualité. En toute logique, cette habitante aurait bien changé pour un appartement plus petit mais cette absurdité de hausse des loyers la bloque car sa retraite n’augmente pas pour autant. A ces dires le sieur Bargeton ne pu s’empêcher de rétorquer, que pas du tout, les 3F, SEMIDEP et autres ne pratiquaient pas ce genre de chose, qu’elle pouvait avoir confiance ! Visiblement l’assistance ne fut pas de son avis et il s'est fait huer vigoureusement par l’assemblée. Il y a de quoi ! Il a fini par se rétracter un peu plus tard avec plates excuses renseignements pris. Sans doute M. Bargeton n'a pas connaissance ni l'habitude de la gestion du parc HLM, des rapports des locataires avec les bailleurs sur Paris et la banlieue. Deux habitantes ont demandé à l’équipe municipale de les aider pour obtenir un appartement ; elles vivent toutes les deux misérablement dans des appartements chers et trop petits. Réponse de l’élu : « Heureusement, ce n’est pas moi qui donne les clefs des appartements. La Mairie propose aux bailleurs et c’est eux qui choisissent, les élus ne sont pas concernés, en ALLEMAGNE et aux PAYS-BAS les loyers sont plafonnés et nous avons écrit à Fillon qui ne nous a pas encore répondu ». C'est faux : les élus sont concernés puisqu'il existe des commissions d'élus (réputées pour leur absence de transparence) pour l'attribution d'un pourcentage non négligeable d'appartements sociaux dans chaque arrondissement. M. Bargeton d’ailleurs compte bien sur les Conseils de Quartier pour que remonte l’information et qu’on le renseigne sur l’habitat, car il manque manifestement d'expériences. Il s’oppose fermement à ce que les locataires de logements sociaux puissent acheter leur appartement. Mais pourquoi ? parce que ça pourrait faire baisser le taux de logements sociaux dans les statistiques ? C'est pourtant une demande régulière des habitants de devenir propriétaire. Une conseillère de quartier a demandé si l’on ne pouvait pas faire une coulée verte pour la petite ceinture, elle se fit balayée d’un revers car cette demande concerne la prochaine réunion.

Merci aux conseillers d'arrondissement pour leur présence et leur compte rendu et tout spécialement Annick.

09 février 2011

On ne vend pas les bijoux de la République !

place de la concorde,hotel de la marine,paris,monuments historiquesAprès des semaines de polémique sur l'avenir de l'hôtel de la Marine situé place de la Concorde au cœur de Paris, Valéry Giscard d'Estaing a été nommé président de la commission chargée de réfléchir au devenir de ce majestueux bâtiment achevé en 1772 et œuvre de Gabriel, premier architecte de Louis XV. La polémique se résume en une question : doit-on louer ou vendre les trésors de la République au secteur privé ? Ce n'est pas la première fois que l'Etat vend des bâtiments, même prestigieux, mais celui-ci est emblématique. Plus de 9000 personnes, dont VGE, ont signé une pétition pour que le bâtiment reste au sein de l'Etat. Seulement voilà, on le sait, l'Etat n'a plus d'argent et l'entretien de ce bâtiment, comme d'autres, coûte cher, très cher, d'autant que l'état major de la Marine doit le quitter pour investir les nouveaux locaux du regroupement des services de l'armée implantés dans le 15e arrondissement. Que faire d'un bâtiment vide de 4000 m2 ? Sans figer le patrimoine dans la naphtaline, ni le vendre au plus offrant avec les risques que cela comporte de démantèlement d'un bijou (voir les rocambolesques aventures de l'hôtel Lambert à la pointe de l'Ile Saint Louis), la commission chargée d'élaborer un projet doit trouver au bâtiment une nouvelle affectation qui coûterait peu à l'Etat, mieux qui lui rapporterait un peu d'argent. Certains évoquent l'idée d'y implanter un musée ou un grand projet public (riche idée, mais qui coûte cher), contre d'autres qui souhaiteraient y implanter une exploitation commerciale qui me semble en décalage complet avec l'esprit des lieux. J'approuve parfaitement les propos d'Alain Juppé : "cela doit rester un lieu culturel et intellectuel, je ne veux pas qu'on y organise l'élection de Miss France". Moi non plus.

Pour défendre les bijoux de la République et signer la pétition pour la sauvegarde de l'hôtel de la Marine, vous pouvez rejoindre les Amis de l'hôtel de la Marine.

03 février 2011

La fracture du logement à Paris

logement,gouvernement,mairie de paris,sans-abris,sdfLa Fondation Abbé Pierre a révélé des chiffres effrayants sur les mal logés en France et la fragilité des propriétaires modestes, comme par exemple les familles monoparentales ou les familles endettées. Pour faire face à cette demande de logement accessible à tous, le gouvernement a mis en place il y a quelques jours le "prêt à taux zéro". La feuille de route présentée par le gouvernement est claire : effort public sans précédent de plus de 37 milliards € pour une politique "ambitieuse, solidaire et durable" et l'objectif de 135000 logements nouveaux pour l'année à venir (l'effort a été déjà considérable en 2010 avec plus de 131000 logements, record depuis vingt ans). Or qu'en est-il sur Paris ? Les 19e, 20e et 13e arrondissements font déjà le plein en matière de logements sociaux, dépassant très largement les objectifs de la loi SRU. Or c'est encore dans ces arrondissements que se construisent de nouveaux logements sociaux. Il n'y a pas deux villes dans la capitale, une de l'est et l'autre de l'ouest, qui s'opposeraient, mais une seule et même ville qui souhaite plus de cohérence en matière de logement. Sur Paris, soumis à une forte tension, il est nécessaire de développer les logements sociaux et ceux qualifiés d'"intermédiaires" sur l'ensemble du territoire de la capitale, et ce en construisant les logements et non en les conventionnant à des prix souvent extravagants. A ce titre, les 6e,7e et 16e arrondissements comptent moins de 2,5% logements sociaux, suivis de près par le 2e et le 3e arrondissements. A ce titre la mixité sociale, si chère à la municipalité rose et verte et au maire de Paris, est une chimère. La politique poursuivie depuis 2001 est non seulement vide de sens mais inefficace. Si ce n'est que M. Delanoë, à des fins purement électoralistes, ne concentre ses efforts que sur les arrondissements acquis ou ceux qu'il souhaiterait voir basculer aux prochaines élections comme le 15e et le 17e.