22 novembre 2010

Le contre-projet du groupe UMPPA pour les berges de la Seine

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Il y a quelques jours, les Jeunes Actifs de Paris organisaient un dîner débat sur le projet très décrié de l'aménagement des berges de la Seine du maire de Paris. Face à sa volonté de faire de notre ville un musée-parc d'attraction qui ne vivrait plus que du tourisme, des loisirs et d'une fonction publique pléthorique, Chantal Jouanno, Philippe Goujon, Jean-François Lamour et Laurence Douvin nous ont présenté le contre-projet du groupe UMPPA au Conseil de Paris. Beaucoup plus ambitieux que le projet municipal avec 26 km de berges aménagées, il a notamment pour avantages :

 

  • de faire le lien avec la métropole toute entière (comprenant notamment les berges de nos voisins du XIIe et du XIIIe), là où le projet municipal ne se focalise que sur le centre de Paris (essentiellement IVe et VIIe),
  • de s'étendre aux berges dans leur globalité, attachant une importance particulière aux quais hauts et aux espaces aujourd'hui non valorisés, là où le projet municipal ne s'attache qu'à une chose : bouter la voiture hors des voies sur berges, ce qui engendrera des reports énormes dans les rues de Paris,
  • d'être chiffré et étayé, là où Delanoë fait tout pour masquer l'impact écologique et économique de son projet, et refuse toute expérimentation,
  • de proposer des activités diversifiées sur les bords de Seine : ateliers d'artisans, installations culturelles, loisirs, nature... mais aussi exploitation du potentiel énergétique du fleuve via entre autres des éoliennes sous-marines,
  • enfin d'être conçu pour ne pas pénaliser davantage les transports des Franciliens, déjà malmenés par les politiques désastreuses de la Ville et de la Région, plus portées sur les dépenses de com' et l'idéologie que sur l'investissement pour l'amélioration des Franciliens et le pragmatisme. Critiquant l'hédonisme béat du maire de Paris alors que les Parisiens sont à la recherche d'un nouveau souffle pour la capitale, Jean-François Lamour a détaillé le projet du groupe, demandant à ce qu'un concours international d'architecture soit organisé et à ce que le projet s'inscrive dans le cadre de l'atelier du Grand Paris.

Philippe Goujon est ensuite revenu sur les probables raisons électoralistes du nouveau joujou de Delanoë. En 10 ans, celui-ci n'a en effet rien fait pour la Seine. Mais les élections européennes puis régionales sont passées : Delanoë doit montrer sa conscience verte. Las, alors qu'on pourrait s'attendre à une véritable ambition écologique, il ne nous sert qu'un Paris-Plages plan-plan, doublé d'une parodie de concertation et de dépenses somptueuses. Chantal Jouanno a conclu sur la vision passéiste et étriquée du Maire de Paris, là où le projet UMPPA s'inscrit dans le 21ème siècle par ses ambitions en termes d'écologie, d'activité et d'emploi. Le groupe UMPPA réclame ainsi une expérimentation de 6 mois pour étudier toutes les conséquences du projet, notamment en termes d'activité, de circulation, de pollution et de gêne sonore ; mais comme pour la catastrophe annoncée de la place de la République, Delanoë refuse. Étrange conception du pouvoir que celle de celui qui se proclame partisan de la démocratie locale et du pragmatisme !

Merci à Loïc, à Pascal, à Sylvana et à Julien pour avoir représenté le 20e à ce dîner débat.

Commentaires

Une trés bonne soirée, bien organisée où l'on peut partager les plaisirs de la politique dans une ambiance simple et sereine.

Écrit par : LePhenix | 25 novembre 2010

Madame,

Vos eoliennes sous marines sont aussi ridicules que les propositions vagues de Delanoe. Soyez sérieux !!

Écrit par : nicolas lefevre | 01 décembre 2010

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