06 septembre 2011

Crise de la dette, quelle réponse politique ? (2)

crise financière,chomage,euro,banques,crise grecque,endettementAh, la crise de la dette, vieille rengaine ? Sans rire, si on devait se référer aux Romains et faire monter notre endettement à la conquête de la Gaule, on ne pourrait certainement plus se nourrir ni vivre, à l'image de ces peuples sahéliens qui ont tout perdu sauf l'espérance... Non, il ne faut pas adhérer à des idées de rigueur aussi facilement géniales qu'elles soient : ce n'est pas "monsieur tout le monde" qui fait la crise, inconsciemment sans le savoir : ce n'est pas non plus un gouvernement partisan qui peut trancher dans l'équité, fut-il de gauche ou de droite. L'histoire nous montre comment les crises sociales naissent et se défont, c'est à dire en principe les masses les moins conscientes sont manipulées par les représentants de la frange sociale la plus attentive aux difficultés qu'elle rencontre. La révolution française s'est ainsi faite. En des temps plus actuels, il n'y a plus de monde ouvrier ou paysan misérable, mais une frange sociale sous-instruite qui se renouvelle par l'arrivée massive d'immigrés lentement assimilables. Peu d'entre eux, de leurs enfants, tout comme peu des Français issus de la société post-ouvrière arrivent à se sortir de ce marécage social. Le fragile système de protection sociale français ne tiendra pas longtemps face aux coûts qu'ils lui imposent (consciemment ou pas), et si la contribution au redressement du pays aurait, en des périodes de pré-industrialisation, pu être facile, elle n'est plus possible d'autant que les biens produits en France le sont de moins en moins, donc la plus-value ajoutée par le travail n'est plus une réalité. L'imposition des richesses importées n'étant pas la règle à cause des accords économiques internationaux, et les mouvements financiers n'étant eux imposables qu'à minima, on voit hélas que la tendance ne sera pas facilement inversée... Les leçons et les exemples pourraient venir d'ailleurs, de pays comme l'Allemagne. Mais on sait que la France est allergique aux exemples venus d'outre-Rhin...

Je remercie A Gonzales pour sa vision de la crise qui nous frappe. Je me permettrais un bémol sur la conclusion, la réconciliation franco-allemande (initié par le fameux déjeuner de Gaulle et Adenauer à la Boisserie en 1958) a fait place à l'amitié franco-allemande. Les deux pays ont mené de nombreux projets (industriels, commerciaux, politiques, culturels...) depuis des décennies, et comptent bien continuer.

Commentaires

Vous avez largement raison Anne, je me suis laissé un peu aller à des ressentis plus "intimes" que réalistes sur la fin...

Écrit par : Angel | 07 septembre 2011

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