18 octobre 2011

Pour ou contre les primaires ?

hollande,aubry,ps,royale,primaires socialistesCommençons par les bonnes nouvelles, et constatons que la politique intéresse les Français ! Le nombre de spectateurs réunis devant les débats télévisés et ceux qui se sont déplacés pour voter démontrent que le devenir de la France est un sujet d'avenir. Maintenant ce genre d'exercice, s'il est une sorte d'expression de la démocratie au sein d'un parti, comporte des risques et nous l'avons bien vu à travers les socialistes. D'abord les divergences d'analyse et de points de vue traduisent des courants très nuancés au sein de ce parti, voir antagonistes. De la "gauche dure" à la "gauche molle", c'est le grand écart ! Et puis je me pose la question de savoir d'où viennent les financements. Dans le métro, on m'a distribué deux tracts "Royale" différents, et un dans ma boite aux lettres. Comment les candidats ont-ils financé leur QG ? Leurs collaborateurs ? Leurs déplacements à travers le pays ? Leur communication ? Les euros récoltés dans les bureaux de vote financent peut être l'organisation des scrutins, mais qu'en est-il des campagnes personnelles des candidats ? Je ne pense pas que cette procédure soit à généraliser car elle répond à une situation précise dans le cas des Socialistes : ils n'avaient pas de candidat qui pouvait s'imposer naturellement pour affronter la présidentielle de 2012, après la défection de DSK. Maintenant ils en ont un. Pour l'UMP cette question ne se pose pas. En revanche, elle peut se poser à l'avenir pour différents scrutins, nationaux ou locaux, si aucun candidat ne se détache en particulier et porte l'adhésion des militants et des sympathisants.

photo congrès socialiste 2008