29 novembre 2011

Café !

DSC03692.JPGNous nous réunissons ce samedi 3 décembre matin pour notre rituel café militant au café Gambetta (8 place Gambetta) à 10h30. Venez nombreux pour faire un point sur l'arrondissement et la politique nationale, politique courageuse menée par Nicolas Sarkozy. Au menu également les idées que nous souhaitons développer, mettre en forme et proposer à notre futur candidat pour l'élection présidentielle. L'UMP 20e doit prendre toute sa place au sein de l'UMP dans la campagne à venir.

27 novembre 2011

Gambetta : Projet de bagagerie

sdf,bagagerie,solidarité,paris 20e,gambettaLe projet de bagagerie lancé par le conseil de quartier Gambetta progresse et l'adjoint chargé de la solidarité a présenté son avancement lors d'une réunion à la mairie. Un dépôt d’appel à projet a été fait en 2010. La somme symbolique de 1000 euros deux fois par an a été prévue depuis 2010. Il est à noter que cet investissement est inscrit au budget de la politique de la ville et donc dépend de nos impôts. Pour le 20ème, le recensement dénombre 200 SDF, mais tous ne sont pas là en même temps, sur les 365 jours de l’année. L’idée du projet est d’associer des volontaires bénévoles avec le soutien d’une association. Idée généreuse, mais un peu hasardeuse... Il faut s’assurer de l’engagement des citoyens pour tenir le projet dans la durée et prendre tout le temps nécessaire pour le mettre en œuvre. Pour le fonctionnement, il est prévu de fédérer tous les conseils de quartier afin d’assurer l’ouverture deux heures le matin et le soir. Il faut considérer tous les aspects : ouverture, fermeture, entretien avec les SDF et respect de l’anonymat. Parce qu’il est nécessaire de prendre en compte qu’implanter une structure vise un accueil mais aussi à amorcer un travail d’insertion. Le lieu nécessaire devra comporter un accès internet, des sanitaires, et un espace suffisant vaste d’environ 100m2. Outre une soixantaine de casiers prévus, les paquets déposés peuvent être des cadis de supermarché. Le local doit répondre à plusieurs critères : assurer l'accessibilité et la sécurité. Il est préférable d'éviter l'implantation dans un quartier déjà chargé socialement comme Belleville ou les Amandiers. L’emplacement optimum serait proche des moyens de transports et dans le centre du 20ème, près de la place Gambetta par exemple. La bagagerie doit ouvrir cinq jours sur sept, ce qui nécessite 25 personnes. Au delà d'une formation pour les bénévoles, il serait bien qu’ils puissent échanger verbalement avec les SDF et posséder les langues d'Europe de l'est et d'Afrique du nord (polonais, russe, arabe etc…)

[Une bagagerie s'adresse aux personnes sans abris qui peuvent déposer leurs affaires pendant la journée sur le modèle des casiers de consignes. Mais au delà de ce service, une bagagerie est un lieu d'accueil qui permet d'amorcer un travail d'insertion avec les personnes sans abris. Ce projet sera mis œuvre en partenariat avec la Ville de Paris et la mairie du 20e, des associations reconnues dans le domaine de l'insertion sociale et l'ensemble des conseils de quartier du 20°arrondissement.]

Merci à Gisèle pour le suivi de ce dossier. Il est intéressant de s'inspirer des bagagerie ouvertes dans le 11e et le 15e, dont les fonctionnements reposent sur une équipe de bénévoles encadré par un travailleur social. Notre projet pourra t-il se passer de cet investissement ?

Je rappelle également que la bagarie n'est pas exclusivement réservée aux sdf désocialisés, mais peut également dépanner les trop nombreux travailleurs précaires employés par la ville de Paris qui n'ont toujours pas de logements...

24 novembre 2011

l'UMP 20e travaille : idées neuves et débats !(1)

crise économique,crise financiere,grèce,g20,sarkozyAlors que le gouvernement annonçait, afin de maintenir les objectifs prévus du déficit, un nouveau plan de rigueur, la crise de la dette, qui, régulièrement, fait vaciller une Europe qui joue à se faire peur, aura au moins eu ce mérite : faire prendre conscience à une population européenne et à ceux qui en doutaient encore, que l’on ne peut vivre éternellement au-dessus de ses moyens. La Grèce, dans son malheur, nous montre ce qui nous attend si nous n’y prenons pas garde. Plus qu’une crise, c’est un choc qui aura ébranlé la conscience des Européens qui, s’ils l’ignoraient encore, se sont rendus compte qu’ils vivaient désormais en interdépendance.
En France malheureusement, si l’objectif d’un retour à l’équilibre dans les années à venir a été réaffirmé avec force, ce n’est pas un nouveau plan de rigueur qui dérembourse un médicament ici, augmente de X points la TVA là, ou encore plafonne telle ou telle dépense sociale qui suffira, pour l’instant, à respecter celui de cette année.
À la lecture des propositions que la presse révèle, on ne peut s’empêcher en effet de penser qu’il s’agit de rafistolages plutôt que de réformes de fond. Et c’est justement ça le problème : trop de Français restent persuadés, en ces temps de crise, qu’ils sont les seuls à faire des efforts, alors que les scandales s’accumulent par ailleurs. Or, l’adhésion ne sera acquise que par la confiance et la transparence.
Aussi, l’échéance présidentielle et cette crise sont-elles l’occasion de mettre sur la table des idées neuves, lorsque les autres ont échoué ou n’ont pas apporté les effets escomptés ; de regarder enfin si le problème qui fait que notre pays demeure incapable de voter un budget à l’équilibre depuis 36 ans n’est pas justement dans la structure en elle-même, et dans les principes qui l’animent.
Tout le monde le dit : il y a trop d’échelons administratifs en France. Alors supprimons-les ! Il est grand temps de fusionner les trop nombreuses et, financièrement parlant, non viables communes de France. Faisons de la communauté de commune l’échelon de base. Supprimons aussi le département. La circonscription hippomobile* a fait son temps. C’est autour de la région, seul échelon à taille respectable en Europe, que doit tourner l’organisation locale du pays. Donnons à ces dernières, en nombre plus réduit qu’actuellement, les pouvoirs aujourd’hui détenus par les départements. Enfin, définissons les pouvoirs de chacun, encore trop souvent méconnus des Français et doublés par l’État jacobin. Peut-être est-ce aussi enfin l’occasion de parler de fédéralisme ? Car pourquoi ce qui tend à s’imposer partout ailleurs demeurerait-il tabou en France ? Au nom de quoi l’Histoire empêcherait-elle notre pays d’évoluer et rendrait-elle impossible l’éventualité même d’un autre modèle ?

* les départements ont été créés en 1789 et pouvaient être traversés en une journée de cheval.

Je remercie Hugues pour sa participation. Pour que l'UMP 20e prenne toute sa place dans la campagne présidentielle, elle lance le débat autour d'idées neuves. Nous approfondirons les discussions au cours de nos rituels cafés militants.

16 novembre 2011

6e circo : Attention cannibalisme !

élection législative,ps,les verts,6ème circonscription,parisMadame Hoffman-Rispal, députée de la 6e circonscription située à cheval sur le 11e et le 20e arrondissement, après dix ans de service, pensait tranquillement passer la main à l'occasion des élections législatives de 2012. La circonscription est réputée acquise à la gauche et au PS en particulier. Que du gâteau ! Aussi des élu(e)s PS du 20e se sont faits connaître comme intéressés par ce challenge, s'il en est un. Que Nenni ! La gauche extrême mélenchoniste ne voit pas les choses de cette façon et veut lancer dans la course la première des groupies de son fan-club, également élue du 20e. Patatras ! Voilà que les Verts déboulent avec la secrétaire nationale des écologistes et veulent rafler la mise ! Un accord aurait été conclu pour que la dame quitte sa circonscription du Val de Marne pour se parachuter dans le 6e circo de Paris. Au grand dam du maire de Paris, furieux ! L'élue verte, si elle réussit son pari, pourrait sérieusement faire de l'ombre à sa protégée du 15e, Anne Hidalgo, et déjà présentée comme l'héritière en titre pour les élections municipales de 2014. Mme Hoffman-Rispal ne décolère pas d'assister au hold-up de sa circonscription par les Verts et décide donc de reprendre du service ! Après tout pourquoi pas un 3e mandat ? Une belle bataille se prépare sur la 6e circo en "or" , attention cannibalisme en vue !

photo JDD

11 novembre 2011

11 - 11- 2011

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Dépôt de gerbe pour le Souvenir Français avec Laure, 7 ans, et Colette.

Nous voilà sur la route, au milieu d'une foule de soldats. Il pleut, nous sommes assis dans la boue, mais nous restons là. Et il fait nuit noire lorsque nous rentrons enfin à la popote nous réchauffer un peu. Le 10 novembre, on attend encore en vain. Et le 11, nous apprenons que le ministre est passé dans la nuit, et que l'armistice va être signé. Le soir, dans les rues et sur la place de Guise, on s'écrase. Il faut jouer des coudes. Dans la nuit noire on ne voit que les lueurs de cigarettes. A un moment il se produit un remous, et on entend un commandant crier :

- un peu de gaité, voyons les gars ! Nous sommes vainqueurs nom d'un chien ! Tâchez donc de trouver des bougies et des lanternes, nous allons faire une petite retraite aux flambeaux.

Et le voilà parti en avant, chantant la Madelon. Le mot de la fin est crié par un type à côté de moi :

- Tu parles d'un armistice, y a même pas de pinard !

Malgré le cessez-le-feu, les blessés continuaient à arriver. Les Allemands avaient piégé quantité d'objets qui sautaient lorsqu'on les touchait. Enfin l'ordre arriva d'évacuer tous les blessés transportables, alors il n'en resta que quelques uns, dont un que je n'oublierai jamais. C'était un officier allemand, grand, racé, intelligent. Il parlait français sans aucun accent. J'aimais bavarder avec lui pendant que nous lui faisions son pansement.

Extrait de "J'étais médecin dans les tranchées" de Louis Maufrais