06 juin 2011

Non à la hausse des tarifs des transports

stif,région ile de france,augmentation des tarifs de transport,métro,bus,rer,tram,pécresseCe mercredi 1er juin de bon matin à la Gare St Lazare avait lieu un tractage pour protester contre l’explosion des tarifs des transports en Île-de-France. Accompagnées d’élus UMP de Paris, Philippe Goujon député Maire du 15eme, Brigitte Kuster maire du 17eme, Jean François Legaret maire du 1er, Jean François Lamour Président du Groupe UMP du conseil de Paris ainsi que de nombreux élus du conseil régional, Chantal Jouanno et Valérie Pécresse ont animé la distribution de tracts dénonçant cette mesure de sur-tarification d’un service de transport urbain de plus en plus dégradé. Des militants de Paris, notamment du 20e arrondissement, étaient venus soutenir les ministres dans leur démarche. S’il est parfois difficile de convaincre les travailleurs du matin pressés de sortir du métro, c’est sans compter sur la détermination des militants UMP venus dénoncer les aberrations constantes du président de région socialiste. Où est la gauche quand il s’agit de faire payer les gens ? Nulle part sur le terrain, mais plutôt à se préoccuper des primaires pour les présidentielles... Justement ce même jour se réunissait le conseil d'administration du syndicat des transports d'Île-de-France (Stif) présidé par Jean-Paul Huchon, pour décider de la fameuse augmentation des tarifs prévue le 1er juillet prochain. Le cortège s’est donc rendu au Stif tout proche situé au 41, rue de Châteaudun pour contester cette décision. En attendant, les usagers des zones 1-2, 1-3 et 1-4 ont vu leur Pass Navigo mensuel augmenter d'au moins 7% et les usagers parisiens de près de 10% en un an !
Avant de participer à la réunion du Stif, Valérie Pécresse déclarera aux journalistes « On voit bien qu'on fait converger le pass Navigo vers un pass Navigo à tarif unique à 100 €. Ce sont les usagers qui paient sans amélioration de la qualité des transports", a poursuivi la ministre, pour qui, question investissement le compte n’y est pas.

13 avril 2011

Pas de cumul de mandat pour Nora Berra

nora_anne4.jpgJe salue -et je ne suis pas la seule- le courage de Nora Berra qui a décidé de quitter son mandat de conseillère régionale (Rhône-Alpes). La conseillère municipale lyonnaise et la secrétaire d'Etat à la santé a jugé qu'elle ne pouvait travailler correctement en cumulant ses mandat avec sa responsabilité au gouvernement. C'est pour elle un devoir moral. "Il n'est pas sérieux de prétendre pouvoir assumer sérieusement deux responsabilités électives locales en étant membre du gouvernement" explique t-elle. Nora Berra, contrairement à d'autres élus, ne souhaite pas "faire semblant" en se contentant de quelques apparitions bien visibles pour entretenir l'illusion que tout est sous contrôle. Ce qui l'intéresse c'est le lien avec le terrain, c'est la proximité avec les citoyens, et elle souhaite y consacrer plus de temps. Pour finir, Nora Berra invite tous les élus, de droite comme de gauche, qui cumulent des mandats à s'interroger sur le bien fondé de cette démarche en toute honnêteté. Les mandats ainsi libérés pourraient être occupés par une génération montante, neuve, renouvelant la classe politique. C'est un vœu cher des électeurs qui contribuerait à "réconcilier le citoyen avec la politique". Au vue du taux d'abstention aux dernières échéances cantonales, cela paraît urgent.

Nous avions reçu avec joie Nora Berra l'an dernier au cours d'une visite mémorable et très sympathique à Belleville et nous avions partagé un thé à la menthe au café social de Belleville entourés des amis de l'association Ayyem Zamen.

15 avril 2010

Régionales : qui la gauche a t-elle élu ?

c17b520186.jpgSur 44 élus parisiens au conseil régional (sur 209), 28 sont issus des listes de la gauche multiple et rabibochée. Qui sont-ils ? Une majorité issue du PS, suivie de près par les Verts, puis quelques uns viennent des formations PRG (radicaux), MRC (Républicains) et du Front de Gauche. Ces derniers, trop peu nombreux pour constituer un groupe autonome, ont décidé de faire bande à part et ont rallié le groupe des "non inscrits". On compte parmi eux un député, 5 conseillers de Paris, donc proportionnellement très peu de cumulards, quelques conseillers d'arrondissement qu'on veut sans doute valoriser et de nombreuses personnes venues du monde associatif et quelques professeurs. En revanche, une bonne dizaine d'entre eux sont des sortants. C'est toujours difficile de faire de la place aux autres ! La gauche a choisi une jeune femme pour représenter le 20e arrondissement, récemment engagée et dont c'est le premier et unique mandat. Non cumul oblige. Et pour montrer toute sa confiance, la gauche l'avait placé en 7e position sur la liste, place éligible s'il en est ! Aux 39 élus de gauche du conseil municipal, s'ajoute donc une élue supplémentaire. Voici donc 40 élus super motivés pour préparer les échéances prochaines dans l'arrondissement, présidentielle et législative. Par cette stratégie, la gauche a élargi sa base militante, tandis que chez nous, à l'UMP-NC, du fait de la priorité au cumul de mandats, nous avons rétrécis notre base de militants élus. L'avenir nous dira quelle est la meilleure des stratégies... Vive la politique d'opposition dans le 20e arrondissement ! Dossier suivant.

14 avril 2010

Régionales : qui avons nous élu ?

A Paris, 1-regionales-conseil-idf_371.jpgl'UMP envoie 13 conseillers régionaux sur 44. C'est 4 de plus qu'en 2004, parce que cette fois, nous avons échappé à une triangulaire avec le Front National. Au premier tour, il manquait 0,5 point au FN pour se maintenir... sans doute grâce au beau score réalisé par N. Dupont-Aignan (que l'UMP devrait remercier !). Sur ces 13 conseillers, donc, nous comptons... 13 personnes qui cumulent des fonctions ! 8 d'entre eux sont déjà conseillers de Paris, 2 sont maires d'arrondissement (je ne compte pas les députés suppléants, les secrétaires nationaux de l'UMP, les vice présidents, etc...). Pour les 5 restants, 4 cumulent leur nouveau mandat avec des fonctions ministérielles, ou en cabinet (dont une personne issue de la gauche, la fameuse ouverture). Reste le benjamin des élus, responsable national des jeunes Pops et dont c'est le premier mandat. Géographiquement, seuls 3 sont issus d'arrondissements tenus par la gauche ! Expression de la reconquête sans doute ? Mais avec toutes ces fonctions, nos élus auront-ils le don d'ubiquité pour défendre partout à la fois les dossiers qui nous impactent tous ? Plan-Plan Huchon en doute, et il vise aussi ses propres équipes et ses alliés de circonstance. Aussi il propose de sanctionner financièrement les absents. Demain jeudi, il fera voter un règlement intérieur qui pénalisera jusqu'à 50% du montant de ses indemnités le conseiller absent et sans mot d'excuse (maladie ou représentation officielle). J'approuve parfaitement ce dispositif, car le travail politique est une chose sérieuse et le mandat électif n'est pas un complément de salaire ! Roger Karoutchi applaudit cette initiative et déclare "Les gens se battent pour être sur les listes. Une fois élus il est donc logique de contrôler leur assiduité".

13 avril 2010

Régionales : l'enjeu des bulletins blancs

vote-blanc.jpgOfficiellement, les bulletins blancs ne sont pas comptabilisés dans le résultat final d'une élection. Mais dans chaque bureau de vote, lors du dépouillement, ces bulletins sont rassemblés et comptés. On s'aperçoit alors qu'ils représentent un chiffre, voire un pourcentage non négligeable. Dans le 20e, entre le premier et le deuxième tour, ils ont plus que doublés. Dans huit bureaux de vote les bulletins blancs sont supérieurs à 42, dans deux bureaux, supérieurs à 52. Ils représentent près de 4% des votants. Qui sont-ils ces électeurs qui choisissent de ne pas exprimer leur vote ? Ils se sont déplacés, ils ont fait l'effort de se rendre aux urnes, puis dans l'isoloir, et ont mis leur enveloppe dans l'urne. Ils se sont exprimés en grande majorité dans des bureaux de vote où la majorité présidentielle atteint un score supérieur à la moyenne obtenue dans l'arrondissement (25,2%). Assez logiquement, notre électorat est concerné. Par nature, ces votes blancs expriment une déception, un refus de ce qui est proposé, une contestation. Depuis trois semaines, je rencontre des électeurs qui me disent ne pas avoir voté ou ont voté blanc, dans le 20e, mais aussi dans le 16e, dans le 2e, dans le 6e et dans d'autres arrondissements parisiens. Si on extrapole et qu'on compte entre 30 à 35 bulletins blancs par bureau de vote, ce sont 20 000 à 25 000 voix qui partent en fumée sur Paris ! La campagne n'a manifestement pas passionné ni séduit les foules. Dès le début, je sentais que la mobilisitaiton serait très difficile.

09 avril 2010

Le combat très difficile de l'UMP dans l'est parisien

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Le journaliste du Parisien m'a appelé hier après midi pour me demander mon sentiment d'après campagne. Il a appelé successivement les élus de l'UMP de l'est parisien. Tous nous avons exprimés notre déception, notre sentiment d'abandon par les instances dirigeantes, et la dureté de notre travail sur le terrain en l'absence de toute reconnaissance. Comment reprendre Paris sans avoir de la considération pour l'UMP de l'est parisien, ses militants et ses électeurs ? Car nous voulons tous changer la politique à Paris. Et pour celà nous avons besoin de moyens, pour que notre travail se fasse en profondeur et sur la durée. Je rappelle que dans le 20e, nous n'avons pas d'élus, pas de permanence, pas de budget et pas de moyens de communication... Je reviendrai prochainement sur ces élections régionales, car il reste encore beaucoup à dire.

Article paru dans Le Parisien de ce jour intitulé "Le malaise des élus UMP de l'Est parisien"

31 mars 2010

Guéguerre PS - Verts : c'est reparti !

hotel.jpgLa belle union de circonstance passée entre le PS et les Verts et offerte aux électeurs lors du second tour des élections régionales du 21 mars a volé en éclat. Durée de vie : 8 petits jours ! Lundi au conseil de Paris, les tensions ont refait surface. Il faut dire que si les Verts ont marqué des points lors des dernières élections, ce n'était pas le cas lors des municipales de 2008 où ils sont très minoritaires avec seulement 8 conseillers. Donc si tôt le dossier élections régionales refermés, le rapport de force s'inverse et le maire de Paris veut le faire savoir. Les Verts étant beaucoup plus à gauche que le PS parisien, ils se déchirent sur de nombreux dossiers comme celui des marchés illégaux (Belleville) où les Verts proposent de lancer "un diagnostic social"  pour accompagner les populations concernées tandis que la majorité PS fait voter la possibilité d'interventions policières sur place si nécessaires. Autre sujet de discorde, le pass Navigo. Huchon réclame maintenant un pass à prix unique (il a fait campagne sur un pass à deux tarifs) tandis que la mairie de Paris n'a pas été consultée. Divisions au sein de la majorité parisienne, entre les socialistes parisiens et franciliens... 8 petits jours après les élections ça promet !

24 mars 2010

A quoi sert la politique ?

les-jeunes-francais.gifIl est impossible de passer sous silence le "premier parti de France" : les absentéistes, très nombreux, qui ont marqué ces élections par leur non-réponse. Tout le monde s'interroge, l'UMP 20e aussi, et personne n'a la réponse. Est-ce que cette absence de participation à la vie citoyenne ne serait pas l'expression d'un rejet de l'objet politique, des politiques dans leur ensemble ? L'image que donne le milieu politique est-elle à la hauteur des attentes d'un peuple ? Les politiques ne sont-ils pas déconnectés de la réalité du terrain, de la pauvreté qui touche de plus en plus de Français qui attendent des réponses à leurs inquiétudes ? Et des autres problèmes qui se dressent dans la vie quotidienne des Français ? Je ne dis pas que le politique a la réponse à tout et facilement. Mais ne faut-il pas faire une pause et observer ce qui se passe ? Observer, décrire, c'est déjà comprendre un peu. J'ai engagé de nombreuses discussions ces dernières semaines avec des gens qui voulaient fuir devant le tract que je leur tendais. "Ca ou autre chose" semblaient dire ces électeurs. Avec certains d'entre eux, j'ai réussi à parler, parfois très longuement : écouter, écouter encore. L'abstentionnisme serait-il l'expression d'un défaut d'intégration à la société ? Le vote des citoyens c'est ce qui fonde et légitime notre démocratie représentative. Il me semble que dans notre pays, voter est un droit et un devoir, mais pas une obligation, certes. Le vote obligatoire, tel qu'il existe en Belgique ne me semble pas une solution. Pourtant faire de la politique dans la rue, dans la contestation, comme on l'a vécu hier mardi avec les nombreuses grèves (transport, écoles. Au passage, seules 35 écoles sur tout Paris ont organisé le service minimum d'accueil, quelle galère ça a été pour de nombreux parents...) n'est pas une solution non plus. On ne vote pas, mais on manifeste : la démocratie ça n'est pas la rue. J-F Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, s'exprimait à la TV en disant qu'il fallait "revenir aux fondamentaux, ceux qui avaient permis l'élection de Nicolas Sarkozy". Ne serait il pas plus nécessaire, dans un premier temps, de revenir aux fondamentaux des fondamentaux : à quoi sert la politique ?