12 juillet 2012
Une journée historique
Le 8 juillet 1962, De Gaulle a reçu le chancelier Konrad Adenauer à Reims pour sceller la réconciliation franco-allemande au cours d'une messe dans la cathédrale. 17 ans seulement après la fin de la guerre. Il fallait toute la vision dont était capable le premier "couple franco-allemand" pour oser ce geste fort et décisif. Si aujourd'hui celà nous semble aller de soit, ce n'était pas le cas il y a 40 ans. Ceux qui avaient souffert dans leur chair, dans leur famille, l'acceptation d'un acte d'une telle audace n'était pas acquise. Lors de la visite privée de l'exposition consacrée à "De Gaulle-Adenauer : les bâtisseurs de l'amitié franco-allemande" au palais du Tau avec la Chancelière Angela Merkel et le président Hollande, des anciens avouaient avoir d'abord "obéi à De Gaulle, parce que c'était De Gaulle" . 50 ans après, jour pour jour, l'amitié franco-allemande est le ciment de la construction européenne. Les deux chefs d'état ont exprimé par leurs discours l'entente entre Paris et Berlin sur le parvis de l'église ... et sous un déluge de pluie. Reims, ville des sacres, ville martyre de la Grande Guerre détruite à 80%, est aussi la ville de la reddition allemande signée le 7 mai 1945. La saison mémorielle franco-allemande est lancée, elle se poursuivra par des manifestations en Allemagne. Le point d'orgue sera la commémoration de la signature du traité de l’Élysée le 22 janvier 2013 à Berlin.
Je remercie Julien et Pascal pour leur participation active à cette journée historique.
photo le Figaro
22:43 Publié dans commémorations et anciens combattants, Evènements de l'année, L'Europe et nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : de gaulle, adenaueur, hollande, merkel, amitié franco-allemande, ofaj, reims, 8 juillet 1962, 8juillet 2012
12 mars 2012
Le grand rassemblement autour de Nicolas Sarkozy
Tout ce que vous vouliez savoir sur le grand rassemblement (60 000/70 000 personnes présentes) de Villepinte pour écouter Nicolas Sarkozy, et ce que vous auriez pu rater. C'est en images signées Pascal Legrand (UMP20e). Cliquez sur le lien :
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.2486748586410.8...
22:02 Publié dans L'Europe et nous, Projet 2012, UMP 20e arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle 2012, nicolas sarkozy, europe, politique, ump
20 décembre 2011
Nucléaire et éolien : soyons responsables
M. Hollande veut supprimer à terme 24 réacteurs nucléaires. Suffisamment d’arguments au plan de l’emploi et de l’économie ont été développés sur l’incohérence de cette proposition pour que j’en rajoute. Mon propos est de s’arrêter sur la possibilité de la réaliser. En un mot, est-ce possible ?
Deux solutions apparaissent envisageables, un ou deux réacteurs sont d’abord stoppés et la construction d’éoliennes est simultanément engagée ou à l’inverse, les éoliennes sont installées en premier et les réacteurs ensuite arrêtés.
Prenons la première voie et supposons l’arrêt de deux réacteurs de 900MW, Fessenheim par exemple. Il faut alors compenser la perte de 1 800MW. Peut-on compter sur les pays voisins ? C’est fort douteux car ils sont déjà en difficulté au plan production. Avons-nous des réserves ? Peut-être un peu avec d’anciennes centrales à charbon ou gaz gardées en réserve mais j’ai lu qu’il y avait un risque de pénurie d’électricité cet hiver même avec elles. Alors que faire, installer rapidement, si c’est possible, des turbines à gaz. Je passe sous silence le coût financier et l’aspect émission de CO2, vocable qui semble avoir disparu du langage des Verts. La situation connue sous l’occupation devient alors vraisemblable.
Deuxième voie, les réacteurs sont conservés dans l’attente de la construction des parcs d’éoliennes. Il faut se souvenir que si la productivité d’un réacteur est de l’ordre de 80%, celle d’une éolienne est de 20% en terrestre et 40% en offshore. Ceci implique qu’en retenant des éoliennes terrestres de 5MW, il faut installer 1800x0.8/5x0.2 = 1200 éoliennes encore doivent-elles être réparties judicieusement afin que le total de leur production ne s’efface pas d’un coup par absence simultanée de vent sur l’ensemble du territoire. Objectif f très difficile à obtenir! C’est la raison pour laquelle généralement, l’installation des éoliennes est accompagnée par des moyens de production gaz ou fuel pour s’abriter de ce risque.
Ces 1200 éoliennes de 5MW seront-elles facilement acceptées par la population? Techniquement, leur rotor se situe à 120m de haut, leur diamètre est de l’ordre de 126m et la longueur des pales de 61m environ. Comme elles déforment le flux de vent, il faut qu’elles soient assez éloignées les unes des autres. Sauf erreur, les seuls constructeurs européens sont allemands ou danois.
Bien entendu, chacun d’entre nous trouve sympathique de recourir aux éoliennes à condition que ce soit chez le voisin. Pour obtenir le droit de les installer, il m’apparaît évident que les démarches administratives seront longues et semées d’embûches avec des oppositions, des manifestations et des recours.
Une mandature socialiste voire deux y suffira-elle, il est permis d’en douter.
Je remerice BH, ingénieur, pour cet article très clair et instructif.
15:37 Publié dans environnement et cadre de vie, L'Europe et nous, sujets d'actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : energie, énergie renouvelable, nucléaire, epr, photovoltaïque, éolien, gaz
24 novembre 2011
l'UMP 20e travaille : idées neuves et débats !(1)
Alors que le gouvernement annonçait, afin de maintenir les objectifs prévus du déficit, un nouveau plan de rigueur, la crise de la dette, qui, régulièrement, fait vaciller une Europe qui joue à se faire peur, aura au moins eu ce mérite : faire prendre conscience à une population européenne et à ceux qui en doutaient encore, que l’on ne peut vivre éternellement au-dessus de ses moyens. La Grèce, dans son malheur, nous montre ce qui nous attend si nous n’y prenons pas garde. Plus qu’une crise, c’est un choc qui aura ébranlé la conscience des Européens qui, s’ils l’ignoraient encore, se sont rendus compte qu’ils vivaient désormais en interdépendance.
En France malheureusement, si l’objectif d’un retour à l’équilibre dans les années à venir a été réaffirmé avec force, ce n’est pas un nouveau plan de rigueur qui dérembourse un médicament ici, augmente de X points la TVA là, ou encore plafonne telle ou telle dépense sociale qui suffira, pour l’instant, à respecter celui de cette année.
À la lecture des propositions que la presse révèle, on ne peut s’empêcher en effet de penser qu’il s’agit de rafistolages plutôt que de réformes de fond. Et c’est justement ça le problème : trop de Français restent persuadés, en ces temps de crise, qu’ils sont les seuls à faire des efforts, alors que les scandales s’accumulent par ailleurs. Or, l’adhésion ne sera acquise que par la confiance et la transparence.
Aussi, l’échéance présidentielle et cette crise sont-elles l’occasion de mettre sur la table des idées neuves, lorsque les autres ont échoué ou n’ont pas apporté les effets escomptés ; de regarder enfin si le problème qui fait que notre pays demeure incapable de voter un budget à l’équilibre depuis 36 ans n’est pas justement dans la structure en elle-même, et dans les principes qui l’animent.
Tout le monde le dit : il y a trop d’échelons administratifs en France. Alors supprimons-les ! Il est grand temps de fusionner les trop nombreuses et, financièrement parlant, non viables communes de France. Faisons de la communauté de commune l’échelon de base. Supprimons aussi le département. La circonscription hippomobile* a fait son temps. C’est autour de la région, seul échelon à taille respectable en Europe, que doit tourner l’organisation locale du pays. Donnons à ces dernières, en nombre plus réduit qu’actuellement, les pouvoirs aujourd’hui détenus par les départements. Enfin, définissons les pouvoirs de chacun, encore trop souvent méconnus des Français et doublés par l’État jacobin. Peut-être est-ce aussi enfin l’occasion de parler de fédéralisme ? Car pourquoi ce qui tend à s’imposer partout ailleurs demeurerait-il tabou en France ? Au nom de quoi l’Histoire empêcherait-elle notre pays d’évoluer et rendrait-elle impossible l’éventualité même d’un autre modèle ?
* les départements ont été créés en 1789 et pouvaient être traversés en une journée de cheval.
Je remercie Hugues pour sa participation. Pour que l'UMP 20e prenne toute sa place dans la campagne présidentielle, elle lance le débat autour d'idées neuves. Nous approfondirons les discussions au cours de nos rituels cafés militants.
21:31 Publié dans economie, finance, L'Europe et nous, sujets d'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise économique, crise financiere, grèce, g20, sarkozy
06 septembre 2011
Crise de la dette, quelle réponse politique ? (2)
Ah, la crise de la dette, vieille rengaine ? Sans rire, si on devait se référer aux Romains et faire monter notre endettement à la conquête de la Gaule, on ne pourrait certainement plus se nourrir ni vivre, à l'image de ces peuples sahéliens qui ont tout perdu sauf l'espérance... Non, il ne faut pas adhérer à des idées de rigueur aussi facilement géniales qu'elles soient : ce n'est pas "monsieur tout le monde" qui fait la crise, inconsciemment sans le savoir : ce n'est pas non plus un gouvernement partisan qui peut trancher dans l'équité, fut-il de gauche ou de droite. L'histoire nous montre comment les crises sociales naissent et se défont, c'est à dire en principe les masses les moins conscientes sont manipulées par les représentants de la frange sociale la plus attentive aux difficultés qu'elle rencontre. La révolution française s'est ainsi faite. En des temps plus actuels, il n'y a plus de monde ouvrier ou paysan misérable, mais une frange sociale sous-instruite qui se renouvelle par l'arrivée massive d'immigrés lentement assimilables. Peu d'entre eux, de leurs enfants, tout comme peu des Français issus de la société post-ouvrière arrivent à se sortir de ce marécage social. Le fragile système de protection sociale français ne tiendra pas longtemps face aux coûts qu'ils lui imposent (consciemment ou pas), et si la contribution au redressement du pays aurait, en des périodes de pré-industrialisation, pu être facile, elle n'est plus possible d'autant que les biens produits en France le sont de moins en moins, donc la plus-value ajoutée par le travail n'est plus une réalité. L'imposition des richesses importées n'étant pas la règle à cause des accords économiques internationaux, et les mouvements financiers n'étant eux imposables qu'à minima, on voit hélas que la tendance ne sera pas facilement inversée... Les leçons et les exemples pourraient venir d'ailleurs, de pays comme l'Allemagne. Mais on sait que la France est allergique aux exemples venus d'outre-Rhin...
Je remercie A Gonzales pour sa vision de la crise qui nous frappe. Je me permettrais un bémol sur la conclusion, la réconciliation franco-allemande (initié par le fameux déjeuner de Gaulle et Adenauer à la Boisserie en 1958) a fait place à l'amitié franco-allemande. Les deux pays ont mené de nombreux projets (industriels, commerciaux, politiques, culturels...) depuis des décennies, et comptent bien continuer.
21:01 Publié dans economie, finance, L'Europe et nous, sujets d'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, chomage, euro, banques, crise grecque, endettement
26 août 2011
Crise de la dette, quelle réponse politique ? (1)
Sortira t-on bientôt de la spirale infinie de la dette, ou sommes nous dans un trou noir qui comme dans la galaxie absorbera l’étoile économique mondiale ? La crise de la dette est une vielle rengaine, datant déjà de l’antiquité … Cette citation, vieille de 2066 années, prouve que les États n’ont pas tiré les leçons de l’histoire : « Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, et l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique. » (Ciceron en 55 avant JC…. !).
Ce trou noir est large et assez profond pour engloutir non seulement notre propre économie et ses nombreux tributaires comme le marché boursier, mais aussi un beau morceau du reste de la population mondiale de la même façon. En France, cette spirale d’endettement a été creusée par les politiques successives de gauche comme de droite. Existe t-il une ou des solutions ? Le Président de la République vient de décider qu’une règle d’or constitutionnelle était possible pour fixer et contrôler les dépenses de l’Etat afin de limiter la taille du trou noir de la dette… Or, souvenez-vous, lors du traité de Maastricht en 1992, l'Europe (à l'époque la CEE) a fixé des règles sur les déficits. Mais celles-ci ont été foulées au pied par tous les états européens signataires. Aujourd’hui, veulent-ils à nouveau fixer des règles ?
La règle d'or proposée par Nicolas Sarkozy pourrait constituer un élément de réponse. Malheureusement, la prise de conscience politique de cette règle se limite à ses seuls créateurs, c’est-à-dire au gouvernement actuel. Celui-ci lutte contre la croissance 0% de ce dernier trimestre, contre la hausse du chômage, et bien sûr contre la diminution des recettes fiscales ! Si l’on rajoute la politique d’austérité qui suit, devenant obligatoire pour ne pas sombrer, sommes-nous simplement sur une ligne de stabilisation afin de pouvoir continuer à espérer ?
Le malaise est mondial, et si mécaniquement le système se dérègle, il est donc logique que l’or, valeur refuge, reste attractif. Aucune bulle possible. Une référence monétaire de 5000 ans d’âge est quand même plus crédible que la salade grecque et les gesticulations européennes pour sauver les meubles. Des devises papier dont la valeur baissera ne laissent d’autre choix aux prix des métaux argent et or que de continuer leur ascension et donc d’être la seule référence qui rassure !
Lorsque les capitaux fuient vers l’or ou la pierre c’est que la perte de confiance est générale. Or tout cela est contreproductif. Ne plus investir pour la création de richesses, c’est se réfugier dans le noir de la récession. La règle d’or constitutionnelle est une étape pour stopper la chute vers les profondeurs, mais il faut agir vite et ensemble. La gauche, en pleine campagne des primaires, semble plus affairée à cacher ses divisions à La Rochelle, qu'à proposer des solutions. Voilà que les querelles politiques vont se rajouter à une situation déjà grave. Agir vite et en intelligence commune devient une nécessité pour relever le défi économique. Sommes-nous capables de le faire sans sombrer dans la cacophonie politique ? C’est un problème national et mondial, qui demande avant tout une unité nationale pour produire des solutions pérennes ! La formule miracle c’est peut-être de trouver le chemin de la solution et pas celui de la confrontation.
Je remercie Pascal pour son billet et son analyse.
18:59 Publié dans economie, finance, L'Europe et nous, sujets d'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dette, finance, euro, chomage, pouvoir d'achat, règle d'or
20 avril 2011
Réforme de la politique fiscale (2)
La formule proposée pour l'ISF crée effectivement un problème pour les patrimoines à 1,4 millions d'euros puisque les détenteurs paieront davantage qu'actuellement. La frontière est plus exactement 1 404 000 euros. En effet, si P est le patrimoine, la frontière pour laquelle la formule actuelle et celle proposée donne le même montant d'ISF s'établit pour :
(1310 000 - 800 000)x 0.0055 + (P - 1 310 000)x 0.0075 = P x 0.0025 ce qui donne P = 1 404 000 euros.
Pour résoudre le problème, ne suffirait-il pas d'appliquer la formule actuelle pour les patrimoines compris entre 1 400 000 et 1 404 000 euros et la nouvelle à partir de1 404 000 euros?
Bien entendu, si de plus, Nicolas Sarkozy voulait alléger la fiscalité ISF pour les patrimoines à partir de 1 300 000 euros, il pourrait conserver la formule actuelle, mais en remplaçant le taux de 0.0055 par 0.0045 ce qui conduirait à une frontière d'équilibre entre la formule actuelle modifiée et celle proposée à 1 800 000 euros.
En résumé, on aurait : ISF = (P-800 000)*0.0045 de 800 000 à 1 800 000 euros
ISF = P*0,0025 de 1 800 000 à 3 000 000 euros
ISF = P*0,005 au delà de 3 millions d'euros.
Sur le lien suivant : Tableau récapitulatif
Je remercie J.H de nous faire partager sa réflexion sur les limites de la réforme de l'ISF proposée par le gouvernement.
20:51 Publié dans economie, finance, L'Europe et nous, sujets d'actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18 avril 2011
Réforme de la fiscalité (1)
La fiscalité revient sur scène en ce début de printemps. C'est le sujet de réforme le plus sympa de notre république, car tout contribuable se demande à quelle sauce il va être mangé... Pour ce qui va changer en matière fiscale, il y a la très attendue réforme de l’ISF.
La nécessité de faire sortir de l'ISF les ménages dont le bien immobilier a fortement augmenté ces dernières années, et dont les revenus sont parfois modestes, était un devoir social vis-à-vis de ces classes moyennes qui, heureuses propriétaires, se voyaient malencontreusement taxées du fait d’un marché immobilier de plus en plus cher. C'est notamment le cas à Paris, en région parisienne. C'est en partie une réponse apportée aux protestations des contribuables dont le patrimoine est inférieur à 1 300 000 euros.
Toutefois il s'agit bien du scénario d'un toilettage de l'ISF qui a été retenu et non sa disparition, pourtant souhaitée initialement par Nicolas Sarkozy. Pour compenser cette baisse de revenus, il est nécessaire de pratiquer les vases communicants et d’ajouter quelques hausses d’impôts.
Il est proposé de taxer un peu plus les très gros héritages (en pratique, d'après Bercy, à peine 2 000 héritages seraient concernés par cette hausse de la fiscalité) et l’on va rallonger les donations en franchise d'impôt qui ne seront possibles que tous les dix ans, au lieu de tous les six ans actuellement. Ces mesures durcissant la fiscalité des héritages pourraient entrer en vigueur au plus tôt dès l'été. Une taxe pour les exilés fiscaux, dit "exit tax", sera créée pour les particuliers qui cherchent dans l'expatriation une façon d'échapper à l'impôt. Cette taxe serait prélevée au moment de la vente des biens. Toutefois sa complexité de mise en œuvre, tentée lors d'une précédente réforme, s’est déjà heurtée à la commission Européenne en 1999. Reste à savoir si elle aura bien un effet dissuasif sur ces fuyards de l’impôt. En revanche, un temps envisagé, la taxation des gros contrats d'assurance-vie a été écartée. L’assurance vie reste le placement préféré des Français et cela aurait été une faute en ces temps difficiles de crise économique où le prix de l'essence augmente vertigineusement de s’attaquer à l’épargne, sujet délicat. À moins de 13 mois de l'élection présidentielle, c'est donc la solution de compromis qui l'a emporté.
Je remercie Pascal Legrand pour cette restitution de la réforme présentée par François Baroin, ministre du budget et porte parole du gouvernement.
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