04 novembre 2009

Antennes relais, la prudence s'impose

cerveaux-communique.gifSur le site de la mairie de Paris, j'apprends que la capitale totalise 2143 antennes relais sur les toits et les façades des immeubles. Ce qui est très sous-estimé quand on sait que ce chiffre date de... janvier 2008 ! Il serait temps d'actualiser les chiffres. Fin août, une nouvelle antenne relais qui devait être installée dans le 13e a été interdite. En janvier ce sont les antennes de la rue Olivier Métra qui ont été démantelées. De plus en plus de villes disent stop à la prolifération de ces antennes. S'il ne s'agit pas de les faire disparaître (qui pourrait se passer de son portable aujourd'hui ?), il s'agit de mettre à terme à l'accumulation de champs électromagnétiques dans un espace trop réduit. Les technologies sans fil téléphone, WiFi, Wimax fonctionnent grâce aux ondes qu'elles émettent. A l'intérieur de nos logements elles s'additionnent avec celles qu'émettent le four micro-onde (les plus puissantes), les écrans d'ordinateur, la radio, la TV, les téléphones sans fil...   Aujourd'hui, comme le souhaite Chantal Jouanno, il faut réduire le niveau d'exposition et abaisser le seuil des puissances. Est-ce dangereux pour la santé et peut-on se prononcer ? Le floue entoure cette question, car scientifiques et opérateurs ne sont pas d'accord. Sur la photo jointe on voit les conséquences des ondes sur le cerveau d'un enfant (qui téléphone avec un mobile) beaucoup plus importantes que sur celui d'un adulte. Dans cette logique, les sénateurs ont raison de proposer le retrait des portables à l'école. En Angleterre la décision de démanteler les antennes placées sur les toits des écoles date de la fin de l'année 2007. A la maison, la prudence s'impose, à commencer par observer une distance suffisante par rapport à l'appareil qu'on utilise et de limiter le nombre d'appareils dans les chambres à coucher.

02 novembre 2009

Chantier du T3

20060917-001.jpgUn pied dedans, un pied dehors... Roger Madec et Frédérique Calandra ont brillé par leurs discours contradictoires rendant leur ligne politique illisible. Lors de leur visite matinale auprès des sans-papiers qui bloquent le chantier du T3, ils sont venus leur demander de plier bagages et de ne plus bloquer le chantier. Sage décision. Mais ils ont aussi essayer de convaincre les travailleurs clandestins de leur soutien "J'ai toujours soutenu le combat des travailleurs sans papiers. mais je veux que vous quittiez les lieux" leur a indiqué Mme Calandra. Exercice difficile, surtout lorsque les militants associatifs s'en mêlent avec virulence, et qu'une élue du 20e renchérit aux côtés des sans-papiers : "Je ne m'attendais pas à ce qu'ils viennent leur dire de partir"... Quelle promesse faire à ces travailleurs, alors que les lois françaises sont très claires à leur sujet ? Quelle réponse la gauche bien pensante va-t-elle pouvoir apporter à ces travailleurs ?

26 octobre 2009

Réunion-Père Lachaise et Plaine Lagny (2)

Après le discours, buzenval-X-500.jpgenfin les questions, en file indienne, au micro devant l’équipe municipale, où ont été évoquées principalement la sécurité et la propreté. Tout d’abord le procès du "LIDL"  qui se trouve au coin de la Villa des Pyrénées qui entassent les déchets et qui génèrent un comportement riverain incivique, avec un risque de développement de trafics. Réponse un peu décevante d'Olivier Marco, chargé de la propreté, dixit "la ville est trop grande…", mais il va voir s’il peut mettre en permanence 2 agents sur site pour faire de la dissuasion, cette solution ayant déjà réussi une fois, parait il. Ensuite "El warda" théorique salon de thé situé rue du Volga face au jardin de la gare de
Charonne qui est ouvert toute la nuit. Inutile de décrire le tableau très longtemps, vacarme incessant, agressions des passants, de nombreuses rixes dont certaines ayant entraîné morts d’hommes, sont à déplorer. Bref, demande réitérée des habitants de faire fermer l’établissement. David Assouline, sénateur et conseiller de Paris, déclare y habiter et qualifie de "Bouge" cette boîte de nuit. Notre mairesse répond en nous expliquant que fermer un établissement, elle l’avait déjà obtenu pour l’ "Alhambra" et qu’elle essayerait d’obtenir la même chose pour celui-ci en demandant l'aide de la Préfecture. Affaire à suivre. Sur la rue d’Avron, une concertation est prévue le 5 novembre afin de pouvoir faire le choix sur la végétation avec Madame De Massol. Une végétalisation est possible Villa des Pyrénées grâce à la charte de végétalisation qui prévoit la possibilité d'implanter de la verdure aussi bien dans les voies publiques que privées.  Pour le Tramway, tout va pour le mieux (quel bonheur !), les commerçants ont commencé à remplir leur dossier d’indemnisation en cas de perte de chiffre d’affaire. En ce qui concerne l’EPN (Espace Public Numérique) ouvert à la Tour du Pin en décembre dernier, il n’est plus question de l’aider et de lui octroyer 2 employés à sa charge. Dommage, c'est un lieu moderne, interressant, et qui a pour but de jouer un rôle social en plus d'aider les riverains à se familiariser avec l'outil informatique. L'UMP 20e est intervenu au sujet de la poissonnerie promise par notre maire dans le quartier. Elle nous informe qu'elle vient d’ouvrir Place Edith Piaf, au même emplacement où la précédente a fait faillite. Choix de mauvaise augure. En plus rue d’Avron, nous en manquons cruellement, et c'était bien l’objet de notre voeu !

merci à Annick, René, Bernard, conseillers de quartier

25 octobre 2009

Réunion-Père Lachaise et Plaine Lagny (1)

GareAvronrue.jpgCompte rendu de mandat avec Mme Calandra. Cette dernière s'est lancée dans un long, très long monologue en lisant ses feuillets. La salle commençait à bailler d'ennui. Pour ne pas vous infliger cette logorrhée, je vais aller à l'essentiel : Mme la maire et ses adjoints s'occupent de tout, sont partout, font tout, et pour le reste, quand ça échoue c'est de la faute du gouvernement. Ce genre de raisonnement simpliste conduit immanquablement à de graves contradictions. Exemple : la loi SRU sur l'obligation des communes de disposer de 20% de logements sociaux. La Maire nous explique d'abord, que dans l'arrondissement c'est toujours la même chose, c'est ici qu'on construit les logements sociaux et pas dans le centre de Paris (La faute au gouvernement, à croire que Plan-plan-Huchon et Bertrand Delanoë ne font que de la figuration), et que ce n'est pas juste Nous en comptons déjà 26% (elle exclue de ce chiffre les logements sociaux intermédiaires) et cela pose un problème de mixité sociale, etc. Ensuite, elle se félicite d'accélérer le financement de logements sociaux et très sociaux dans l'arrondissement en brandissant le chiffre de 900 nouveaux logements pour 2009, tel un trophée de chasse ! Oui, l'arrondissement s'enfonce avec la volonté de ne pas voir les problèmes que cette politique engendre. La mixité sociale c'est la cohabitation de couches sociales différentes qui font la richesse de nos quartiers. On est tous conscient que cette diversité s'étiole, et c'est grave. L'ambiance du 20e est rare et fragile avec ses populations variées, mais l'avenir s'assombrit. La maire a rajouté un mot et demi sur les phénomènes de bande (elle a avalé un caillou en prononçant ce mot) comme pour mieux les ignorer. J'ai noté également le chiffre de 3500 familles en attente d'une place en crèche. Là aussi pour soulager les parents, il existe d'autres modes de garde plus souples qu'il faudrait développer de façon urgente.

22 octobre 2009

La Porte des lilas envahie par les sans papiers

Voilà jour pour jour, plan-porte-secteur2-fond-carte.jpgheure pour heure, une semaine que la députée Pau Langevin s'est précipitée au chevet des travailleurs sans papiers du chantier du tramway. Certains ont pu le remarquer : depuis quelques jours, le chantier du tramway est arrêté en raison d’une grève de 24 salariés sans papiers, récemment employés par La Suburbaine, entreprise de sous – traitance avec E.R.D.F. pour donneur d’ordre. Immédiatement, les partis de gauche se sont, comme un seul homme, rués sur l’affaire dans un effort commun de récupération, afin d’exiger la régularisation de ces salariés, dont les parcours et situations personnelles sont très diverses, et dont peu, malgré l’ancienneté de leur présence sur le territoire, demeurent au fait des complexités juridiques françaises en terme de droit au séjour. Mais dans l’absolu, la France a des lois, qui doivent être respectées. Elles sont votées et adoptées par les députés qui sont élus par le peuple ; les lois sont donc l'expression de la volonté du peuple et de la démocratie. En ce qui concerne la porte des lilas, la question qui doit être posée, pour un chantier de la sorte, est de savoir si les autorités publiques en charge du projet ont pris toutes les dispositions nécessaires lors de la passation des marchés pour s’assurer que la loi était respectée. Carton rouge.

15 octobre 2009

Ménilmontant Amandiers, grand lavage d'automne

semaine_tri_et_proprete_a_paris_le_recyclage_a_l_honneur_article.jpgCette semaine du 12 au 18 octobre, des tentes de la mairie se sont montées un peu partout dans le quartier de Ménilmontant Amandiers. But de l'opération : sensibiliser les habitants et les visiteurs à la propreté des rues. Rue Sorbier, rue Duris, rue des amandiers, rue Tlemcen...il y a 7 points d'information. Mais attention, après la leçon, la sanction tombe et les contrevenants, au civisme élémentaire de mettre à la poubelle ses déchets et autres papiers gras, seront verbalisés. Le conseil de quartier pourrait être un bon relais sur un des points les plus chauds de l'arrondissement, à savoir la propreté, mais celui-ci semble en panne. Quand se tiennent les réunions ? Où ? Quel est le programme ? Beaucoup de questions restent en suspend (cf chahut à la mairie).

Merci à Eric, conseiller de quartier Ménilmontant Amandiers et responsable de Gaylib, pour sa participation.

Chahut à la mairie

Hier soir, ill_caric_handicap_escalier_emploi.jpgsoirée sur le handicap à la mairie à 18h. Sujet , Ô combien nécessaire dans une ville qui ne fait toujours pas de place aux personnes en  situation de handicaps, quel qu'en soit la forme. Seulement, une fois sur place, on nous apprend que la réunion ne se tiendra qu'à 19h15 ou 19h20...Tant pis pour toutes ces personnes qui se sont déplacées, parfois avec difficulté, pour être à l'heure. C'est inacceptable ! Pour patienter, l'association Handivalides, qui s'occupe des jeunes (lycéens et étudiants), nous propose de tester un parcours en fauteuil. Le principe est de créer des actions associant des jeunes, valides et handicapés, tout au long de l'année. Pour patienter aussi, on se rencontre entre conseillers de quartier et on échange : que de mécontentements ! Personne ne comprend le fonctionnement entre la mairie et les conseils de quartier. Qui fait quoi ? Pourquoi certains conseillers reçoivent des informations et d'autres non ? Pourquoi certains sont invités à certaines réunions en mairie, pas les autres, et vis versa ? D'autres font le constat que leur conseil de quartier n'avance pas... On n'y comprend plus rien et beaucoup d'entre nous se pose la question de la nature de la démocratie dans le 20eme. Affaire à suivre.

14 octobre 2009

Changement au commissariat

P20ComGatinesVaGa.jpgCa bouge du côté du commissariat. Le commissaire Le Borgne, dans le cadre de la réforme de la police d'agglomération, a été muté au siège de la préfecture de police pour prendre la sous-direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne. En décodé, il travaille à l'organisation de la police du Grand Paris. Les échanges vont être accrus avec les départements de la petite couronne 92, 93, et 94. Nicolas Sarkozy a voulu ces adaptations pour régionaliser la police à Paris. Le nouveau commissaire très récemment nommé s'appelle Gérard Rosenthal et sera bientôt sur place. En attendant, c'est le commissaire Olivier Morges, qui assure l'intérim et qui a bien voulu me recevoir. La majeur partie de notre entretien a porté sur les phénomènes de bandes qui se réunissent en bas des immeubles et font du bruit, tapage nocturne, encore et toujours, lorsque la nuit est déjà fort avancée : on appelle ça de l'agression sonore réitérée et c'est condamnable. L'article 222-16 du code pénal y fait référence : "les agressions sonores en vue de troubler la tranquillité d'autrui, sont punis d'un an d'emprisonnement et de 15000 € d'amende (loi du 18 mars 2003). Et pourtant rien ne bouge. Lorsque les jeunes sont pris sur le fait, qu'ils sont en garde à vue, puis qu'ils sont déférés au parquet, et qu'ils sont condamnés à de la prison ferme... ils ressortent sans faire leur peine... les prisons sont trop pleines ? La justice ne va pas jusqu'au bout de la démarche ? C'est décourageant pour la police et les nuisances continuent pour les riverains. Ce n'est plus acceptable.

12 octobre 2009

Les vélos ne sont pas des piétons comme les autres

vélo.jpgQui n'a pas été frolé ou renversé par un vélo roulant sur un trottoir ? Qui n'a pas remarqué que les vélos brûlaient (presque) toujours les feux rouges ? Qui n'a pas été obligé de marcher sur la chaussée à cause des vélos mal garés (le problème est amplifié en chaise roulante ou avec une poussette) ? Les cyclistes pensent souvent que les voies de circulation, toutes les voies, leur appartiennent, et on a du mal à se garder un bout de bitume pour marcher. Le vélo c'est léger, c'est fluide (comme le piéton), c'est un moyen de transport avec un air de vacances, on se déplace comme si on faisait une ballade. Et c'est là le problème, d'où cette attitude irresponsable des cyclistes en ville. Ils ne respectent pas le code de la route...et créent des accidents parfois mortels. Les centaines de kilomètres de pistes qui ont été créés dans Paris devraient résoudre le problème, mais il n'en ai rien. Comment peut on mélanger dans les mêmes couloirs les vélos, les bus et les taxis, sans compter les motos qui les empruntent illégalement ? idem pour les contre-sens. Ca marche très bien en Suède, mais nous ne sommes pas en Suède, la ville fonctionne différemment, elle est beaucoup plus vaste, les artères de circulation ne sont pas comparables, les usagers dans les rues sont beaucoup plus nombreux, etc. Que des bonnes intentions qui ont aboutis à des résultats plus que mitigés... carton rouge !

Ambiance mitigée à la brocante

Hier se tenait bus.jpgune brocante qui se voulait festive au centre provisoire de bus de la rue de lagny, derrière le lycée Hélène Boucher. Peu de beaux objets, beaucoup de fripes, et des déçus. Certes la musique et la rétrospective des années 50 était plutôt sympathique mais pas suffisante à transformer cet évènement en véritable fête de quartier. D'un coté les tageurs s'en sont donnés à coeur joie, de l'autre les habitants ont un regard assez négatif sur le centre provisoire de bus qui leur ont gâché probablement la journée. Je reviendrai rapidement sur les travaux du centre qui exaspèrent déjà nombre de voisins au vue du bruit notamment, jour et nuit.

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