22 juin 2010

Fête de la musique ou rave party ?

Drôle de surprise avron.jpgsur la ligne 2, vers 17h... la station Avron transformée en simili-discothèque techno. Des basses, des basses... mais nulle trace de haut-parleur ou d'autres installations. Le secret ? Une bonne douzaine de hauts-parleurs de compétition branchés à plein régime juste au-dessus du métro depuis le milieu d'après-midi. Bienvenue dans la discothèque à ciel ouvert du boulevard de Charonne ! Car les basses ont un vilain défaut : elles se propagent plus facilement que les aigus à travers l'air, les murs, les vitres, les sols, les plafonds. Le résultat : même un double vitrage n'y change pas grand-chose. Mais cela, visiblement, les ingénieurs du son qui ont - j'imagine - été sollicités pour la fête de la musique par la mairie de Paris n'ont visiblement pas souhaité le prendre en compte. D'où des volumes sonores qui portaient sur... 1 kilomètre. De quoi en faire bien naturellement profiter les riverains. Qui, pour certains, ont pu profiter de cette "animation" de "Rythmik for dB france" (il y avait du rythme, des décibels à foison, on était en France, promesse réalisée donc) en stéréo. En plus de la station Avron, les colonnes du Trône avaient elles aussi droit à leur scène et à leur lot de caissons de basses... ce qui faisait de drôles de phénomènes d'écho. L'idée d'organiser une mini-"rave party" (avec des murs de son de 4 m sur 2 m tout de même) au beau milieu d'un quartier résidentiel n'a visiblement pas gêné nos élus de la majorité municipale. Au premier rang desquels Julien Bargeton, adjoint à la Culture, déjà tout ravi avec sa collègue déléguée à la Jeunesse de présenter début juin le "parcours touristique" sur le thème du graffiti qui viendra prochainement "embellir et valoriser" (je cite) la rue de Buzenval et ses environs, sur le modèle du centre bus Lagny. Et pour lequel, face au début de levée de boucliers des habitants lors du conseil de quartier, on nous promet déjà une large concertation. Comme pour Lagny... Il y a comme un problème de méthode... "Personne n'en veut, faisons-le dans le 20e ! C'est résidentiel, ça vote à gauche, aucun risque" doit être devenu le nouveau credo de notre équipe municipale parisienne. "Les animations sympas de la fête de la musique, autant les faire ailleurs..." Minuit trente, le lieu est très sale, et la musique continue. Un peu de dope tourne, certains commerces restent ouverts après minuit... était-ce pour les élus de la majorité municipale, dont un certain nombre ne cache pas leur penchant pour la dépénalisation des drogues, une façon de donner aux habitants du sud 20e un avant-goût des "salles de shoot" et de la libre consommation ? Cette "animation", censée se terminer à minuit, était encore à plein régime à 1h du matin, pour environ 80 personnes sur place. Ils n'ont certainement pas vu l'heure tourner... les riverains, si.

Loïc, co responsable des Jeunes Pop, nous raconte sa fête de la musique, tout en nuances... Est ce encore une fête lorsque cela vire à la rave party ?

19 octobre 2009

Haine et liberté d'expression

296824294_small.jpgDominique Paillé, porte–parole de l’UMP a condamné hier dimanche les propos "violents, misogynes et homophobes" de la chanson du groupe Truand 2 Lagalere, "J'ai 40 meufs". Vendredi, c’est le Syndicat national des policiers municipaux (S.N.P.M.) qui a demandé que des poursuites soient engagées contre le groupe dont le clip “n'est fait que d'injures et d'incitations à la haine et à la violence" (A.F.P.). Et outre des policiers, les homosexuels sont également pris à partie. La liberté d’expression est une valeur essentielle de toute vie en démocratie. Mais cette liberté n’est pas absolue et n’implique pas que l’on invoque la création artistique pour se dégager de ses responsabilités et pour s’en prendre aux femmes, aux forces de l’ordre, ou à quelque communauté sexuelle, raciale, ethnique ou religieuse que ce soit. On se souvient de la polémique Orelsan de cet été. Une telle violence verbale, si elle était placardée sur affiches dans les rues, serait immédiatement condamnée, retirée et suivie d’une action en justice pour incitation à la haine ou à la violence. Les libertés d’expression et de création artistique ne sauraient être utilisées pour justifier de tels propos outranciers et vulgaires qui constituent, pour citer M. Paillé, "une atteinte évidente à la dignité humaine et un appel à la banalisation de la violence." A croire qu'un certain nombre de rappeurs ne s'acceptent que dans l'excès, la vulgarité et... l'absence de talent.

Merci à Hugues pour cette brève. Inutile de chercher le clip sur youtube, car le site a fini par l'enlever.

22 juin 2009

Fête de la musique

1825708065_1.jpgComme chaque année, on fête l'été en musique. Quelle évolution depuis sa création : la première année, l'orchestre de l'opéra de Paris avait joué sur les marches de l'opéra, en plein air et devant des Parisiens médusés de ce spectacle inattendu. Puis les années ont passé, les Parisiens-musiciens sont descendus dans la rue pour jouer ici et là leur répertoire : classique, rock, chant, jazz, hard, puis techno, etc... maintenant de gigantesques concerts de stars miédatisées sont organisés et c'est toujours la fête, au coin de la rue ou sur les grandes places. Cette année 2009, la fête de la musique aura été courte pour moi, faute de baby sitter (c'est pire que pour le réveillon). Un concert de jazz, un peu de techno assourdissante, point. Si les internautes veulent raconter leur soirée, bienvenue aux commentaires.

29 mars 2009

Tapage nocturne

Samedi, 28 mars. bruit(1).jpgMinuit et demi. Je ne peux pas dormir. Une fois de plus, mes voisins font la fête. J’habite un immeuble à la fois, Hlm et 1% patronal de la rue de Pelleport. Un ilot de plus de 200 logements. Malgré les différences culturelles et sociales, en plus de la mauvaise isolation phonique des appartements, les habitants s’arrangent pour ne pas se déranger les uns et les autres. On marche doucement pour ne pas importuner son voisin, on n’abuse pas des fêtes et on prévient lorsqu’on en fait une. Bref, ça marche plutôt bien. Sauf que la cour, sonore, sur laquelle donne la plupart des chambres à coucher, jouxte le jardin d'un petit immeuble de 2 niveaux, appartenant à un propriétaire privé. Environ une fois par semaine, il y a une fête avec musique portes ouvertes sur le jardin, des invités qui discutent, rient, crient jusqu’à certains matins, 3 heures … Cela nous oblige à dormir les fenêtres fermées et supporter cette infraction à la loi, impuissants.
Je leur ai demandé, ce soir encore, à plusieurs reprises qu’ils fassent moins de bruit. Rien n'y fait. J’ai alors appelé le commissariat du 20e, où l’on m’a répondu aimablement, qu’on enregistrait ma demande, mais que ce n'était pas la priorité, ce que je conçois, et que probablement, il n’y aurait pas d’effectifs pour ce type de nuisance.
L’an dernier, cet immeuble a  déjà fait l’objet d’un déplacement de police pour tapage. Les fêtes étaient régulières et très bruyantes. Apparemment cette intervention n’a pas été dissuasive et nous risquons de continuer à les subir.
Dans le centre de Paris, les lois en matière de bruit et de regroupements bruyants devant les lieux de nuit et restaurants sont souvent appliquées après 22h, et les amendes élevés. L’application de cette loi amène le droit de vivre tranquillement aux riverains.
Mais pourquoi, dans le 20e, les habitants d’un loft peuvent ainsi transgresser ces mêmes lois concernant le respect de la tranquillité d’autrui sans être importunés ?

Un post de Marie Christine, en forme de coup de gueule.

16 mars 2009

Bien plus belle que Moricette !

bashung.jpgBien plus belle que Moricette, qu'est belle comme un pétard qui attend plus qu'une allumette... J'adore les chansons de Bashung, et j'en ai plus d'une dans la tête. J'ai dû les écouter des centaine de fois... Les mots bleus, les paroles décalées, les associations d'idées étranges, un peu de folie, un zeste de drôlerie, des images abstraites, un univers rock sans l'être vraiment. Une musique, une ambiance unique que j'aime. Bashung, c'est plein de choses, plein de mélodies et plein de souvenirs associés à ses belles chansons que j'écoutais en boucle dans les années 80. Il nous a fait cadeau de très belles chansons françaises qu'on continuera à fredonner toute la journée longtemps, très longtemps.

08 février 2009

La radio est muette

poste_radio copy.gifDepuis des années, les habitants de la porte de Bagnolet et de ses environs sont privés de radio. Cette zone sans-radio s'étend aussi aux villes limitrophes. Depuis 6 ans une association se bat pour dénoncer cette absence d'ondes. Elle vient d'être entendue, enfin !, par la reconnaissance officielle et judicaire de ces problèmes. Toutes les hypothèses ont circulées sur les raisons de cette situation insolite. Ce sont bien les émetteurs radio TDF et Towercast , situés sur les tours Mercuriales, qui sont responsables de ce brouillage d'ondes. L'association va tenter maintenant de trouver une solution pour les 40 000 foyers concernés. Elle souhaite un engagement collectif pour avoir plus de poids.