10 novembre 2009

Le centre IVG de l'hôpital a fermé

6a00d83451b18369e20120a64dbfa7970c.jpgUn de plus. Le centre d'interruption volontaire de grossesse de l'hôpital Tenon a fermé cet été suite au non remplacement du médecin qui faisait les interventions. Les femmes devront desormais s'adresser aux hôpitaux Trousseau, Salpétrière et Saint Antoine et figurer sur une liste d'attente. Avec le problème de l'allongement des délais. Quelles que soient les raisons d'un avortement il s'accompagne toujours d'une souffrance, d'autant plus importante que le délais s'allonge jusqu'à la limite légale. La fermeture de ce centre est donc problèmatique. J'ai parfois le sentiment que les choses régressent. Les femmes -et la société- ont gagné cette bataille de haute lutte et il me semble qu'on assiste à un retour en arrière, puisque c'est le troisième centre IVG qui ferme sur la capitale, après Broussais et Jean Rostand à Ivry sur Seine. Pour aider les femmes et les jeunes filles en difficulté, plus rien dans l'arrondissement, même pas un centre de planning familial. Il parait que 3 nouveaux centres devraient être créés sur Paris ; un pour le 20e ? Ce serait oeuvre utile.

09 novembre 2009

Il y a vingt ans, la liberté

Lorsque Günter Schabowski,Murberlin.jpg porte-parole du gouvernement d’une république Démocratique au bord de la ruine, annonce, en cette soirée du 9 novembre 1989, que les lourdes restrictions jusque là imposées aux déplacements des citoyens vers la république Fédérale sont levées, le monde assiste, incrédule, à la chute du Mur de la Honte, verrue défigurant Berlin tout autant que symbole de l’absurdité d’un système intenable autrement que par la répression. Construit en août 1961, déjà pour prévenir l’hémorragie humaine et l’effondrement économique de la R.D.A., le « Mur de protection antifasciste », comme l’ont nommé de façon très orwellienne les dirigeants communistes, aura divisé, pendant 28 longues années, l’Allemagne et, symboliquement, l’Europe. Mais sa chute n’est que l’aboutissement logique du tourbillon qui emporte l’est du continent en cette année 1989 : face au démantèlement en septembre 1989 du Rideau de Fer par le gouvernement hongrois, qui provoque ainsi la ruée de dizaines de milliers d’Allemands de l’Est vers la république Fédérale, face aux manifestations toujours plus importantes de citoyens réclamant du changement et rappelant aux satrapes du S.E.D. par leur slogan « Wir sind das Volk ! » que le régime, depuis longtemps, n’a plus rien de populaire, et face à la nouvelle donne gorbatchévienne, qui, partout, impose sa perestroika dans l’Empire, la R.D.A. du vieillissant et très orthodoxe Honecker doit évoluer, ou couler. Tout s’emballe, et la pompeuse et communiste célébration du 40ème anniversaire de ce pays artificiel en octobre 1989 n’y changera rien. « L’Histoire punit ceux qui sont en retard » souffle Gorbatchev à Honecker, qui est éjecté le 17, et remplacé par Egon Krenz. En accord avec Moscou, des élections libres sont annoncées, le rôle dirigeant du S.E.D. aboli (et par là même, la raison d’être de la R.D.A.) et, donc, les restrictions sur les voyages levées. Le 9 novembre, le Mur tombe devant les sinistres VoPo et le monde médusés. Moins d’un an plus tard, le 3 octobre 1990, le peuple allemand proclame sa réunification. L’est du continent s’est débarrassé du joug du totalitarisme communiste et a recouvré sa liberté. Les Européens se sont, enfin, retrouvés.

De la part de Hugues

PCF sur le mur de Berlin "On aurait du condamner"

pcf_bmp-300x282.jpg20 ans après, enfin, un soupçon de repentir. Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français, a estimé ce matin sur RTL à l'occasion du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin que son parti "a critiqué" le régime communiste mais n'est pas allé "au bout de la critique". "On aurait du condamner" ce régime, a-t-elle expliqué. Elle en a profité pour critiquer le capitalisme, un régime qui, a-t-elle dit, "n'a pas résolu les grands problèmes". "Il faut travailler à une alternative", a-t-elle ajouté. Mais on reste sur notre faim : Ca veut dire quoi aller au bout de la critique ? Et condamner un système dont on s'est constamment inspiré, qu'on a tout le temps suivi et dont on a défendu le bilan "globalement positif" ? C'est un peu facile de faire acte de contrition 20 ans après. Mais on n'est pas dupe. Et si le capitalisme n'a pas résolu les grands problèmes (il n'a jamais prétendu le faire), le communisme n'a fait qu'en créer de supplémentaires, alors que lui, justement, promettait des lendemains qui chantent...

de la part de Hugues

04 novembre 2009

Antennes relais, la prudence s'impose

cerveaux-communique.gifSur le site de la mairie de Paris, j'apprends que la capitale totalise 2143 antennes relais sur les toits et les façades des immeubles. Ce qui est très sous-estimé quand on sait que ce chiffre date de... janvier 2008 ! Il serait temps d'actualiser les chiffres. Fin août, une nouvelle antenne relais qui devait être installée dans le 13e a été interdite. En janvier ce sont les antennes de la rue Olivier Métra qui ont été démantelées. De plus en plus de villes disent stop à la prolifération de ces antennes. S'il ne s'agit pas de les faire disparaître (qui pourrait se passer de son portable aujourd'hui ?), il s'agit de mettre à terme à l'accumulation de champs électromagnétiques dans un espace trop réduit. Les technologies sans fil téléphone, WiFi, Wimax fonctionnent grâce aux ondes qu'elles émettent. A l'intérieur de nos logements elles s'additionnent avec celles qu'émettent le four micro-onde (les plus puissantes), les écrans d'ordinateur, la radio, la TV, les téléphones sans fil...   Aujourd'hui, comme le souhaite Chantal Jouanno, il faut réduire le niveau d'exposition et abaisser le seuil des puissances. Est-ce dangereux pour la santé et peut-on se prononcer ? Le floue entoure cette question, car scientifiques et opérateurs ne sont pas d'accord. Sur la photo jointe on voit les conséquences des ondes sur le cerveau d'un enfant (qui téléphone avec un mobile) beaucoup plus importantes que sur celui d'un adulte. Dans cette logique, les sénateurs ont raison de proposer le retrait des portables à l'école. En Angleterre la décision de démanteler les antennes placées sur les toits des écoles date de la fin de l'année 2007. A la maison, la prudence s'impose, à commencer par observer une distance suffisante par rapport à l'appareil qu'on utilise et de limiter le nombre d'appareils dans les chambres à coucher.

31 octobre 2009

Toussaint et fête des morts

Cette fête de la Toussaint viewmultimediadocument.jpgest une fête catholique et non chrétienne, car elle n'est pas reconnue par l'église protestante. On y fête l'ensemble des saints et qui connaît Saint Thomas More ? Homme érudit du 15e siècle, alliant finesse, intelligence et une indéfectible intégrité morale, il fit une brillante carrière politique aux côtés du roi Henri VIII d'Angleterre. Il mourut en martyre après des années passées dans la lugubre tour de Londres. Jean-Paul II l'a proclamé patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques. Un saint à solliciter quand la conjoncture politique s'avère complexe ! Le lendemain, 2 novembre, sera la fête des morts. L'usage est de visiter et de fleurir les tombes de nos proches, mais comme le 1er novembre est férié, on se rend au cimetière le jour de la Toussaint. Le cimetière du Père Lachaise, et dans une moindre mesure ceux de Belleville et de Saint Germain de Charonne, connaît une activité accrue (depuis déjà une dizaine de jours). C'est l'occasion également de ne pas oublier les tombes des morts pour la France, très nombreuses au père Lachaise. Il s'agit des soldats tués pendant les guerres (14-18 essentiellement) et dont les familles ont demandé la restitution des corps, à la fin du conflit, pour les inhumer dans les caveaux familiaux. Depuis, le temps est passé, les familles sont souvent éclatées géographiquement et les tombes sont abandonnées. Aux portes du cimetière du père Lachaise, une quête est organisée par le souvenir Français pendant la durée du week end, association qui a pour mission l'entretien de ces tombes et des monuments.

 

29 octobre 2009

Identité nationale : le débat attendu

33e75ff09dd601bbe69f351039152189.jpgParler de l'identité nationale ne me fait pas peur déclarait Nicolas Sarkozy en 2007, moi non plus. Ce débat est largement attendu et il doit avoir lieu, comme l'a annoncé Eric Besson, à partir de la semaine prochaine et pendant deux mois. Ce sujet n'appartient à personne puisqu'il appartient à tous les Français. Et je ris bien quand je vois que les Socialistes gimpent aux rideaux rien qu'à entendre ces mots. Des gros mots ? Non ! Des mots qui ont du sens. Tant pis si la gauche ne sait pas s'interresser à ce qui interresse les Français. A droite, on ne pratique pas la politique de l'autruche. On débat et on agit. Ce n'est pas facile de réfléchir sur un tel sujet qui suscite beaucoup de questions : philosophiques, historiques, ethniques,etc... Qu'est ce qui définit l'identité nationale ? Qu'est ce qu'être Français ? Quel rôle a joué, et joue  aujourd'hui, l'apport de l'immigration dans la définition de l'identité nationale ? l'identité nationale est-elle compatible avec la modernité ? Trouverons nous les mots et les qualificatifs pour exprimer au mieux cette notion essentielle au début du 21e siècle ? Quel est le creuset qui fait que la France est la France aujourd'hui ? Les symboles et les emblêmes nationaux ont ils encore leur place et sous quelle forme ? Quels sens ont prises les commémorations ? Et le mot nation ? Ce débat est passionnant et je propose que nous l'ayons à l'occasion d'un café du samedi. Il y a des foules de choses à dire, et justement en ce moment j'écris une note de réflexion sur les cimetières militaires (mon sujet préféré) sur la symbolique véhiculée par l'architecture, la nature et les paysages. Ces composantes des cimetières traduisent l'état d'esprit d'une nation, riche en message politique et qui s'adresse à tous les visiteurs. On n'est pas loin du débat culture et civilisation. Justement l'identité nationale, elle est d'origine culturelle ou le fruit d'une civilisation ? Vivement le débat !

27 octobre 2009

La France généreuse

image_42643800.jpgRevoilà le mouvement des sans papiers qui ressurgit à la faveur du mouvement de grève à la Porte des Lilas. Dimanche, place de la Réunion, pendant que nous tractions contre la hausse inconsidérée des impôts à Paris, nous avons pu entendre leurs revendications. Ils étaient ncadrés comme il se doit par les militants du NPA, de la C.G.T, de Solidaires et du PCF. Une nouvelle fois, l'extrême gauche et la gauche (le PS n’est jamais loin) s’offusquent, exigent, crient au scandale au sujet d’un gouvernement qui “bazarderait” les étrangers. La posture est facile. Mais la gauche dans son ensemble se rend-elle compte que tout pays du monde, même les plus exemplaires, toute société souveraine, via son gouvernement, est en droit de décider qui doit s’installer sur son territoire, et de quelle façon ? Que dès lors, s’il existe des lois qui fixent les conditions de séjour, il est logique que ceux qui ne répondent pas aux critères n’ont pas/plus vocations à rester sur le territoire ? Chaque situation est diverse naturellement. Mais cette gauche à la rhétorique outrancière est-elle prête à aller jusqu’au bout de sa logique et à l’assumer ouvertement devant les citoyens ? A savoir que si tout le monde doit être régularisé, alors il faut simplement abroger les lois sur le séjour, et in fine, admettre que tout le monde peut, sans restrictions, accéder au territoire français, s’y installer, et y réclamer les droits dont jouit la population ? Malgré les beaux discours, on se rappelle pourtant que lors du mouvement des sans papiers de la restauration il y a quelques années, certains disaient être en France et y travailler depuis dix ans. Or il y a dix ans, c’était Jospin. C’est donc que la gauche n’aurait pas régularisé tout le monde ? Mauvais exemple...
Malgré les vociférations, il se trouve que la France est généreuse. Des milliers de personnes s’y installent chaque année, par exemple au titre de l’asile, dont le taux d’accord place notre pays dans le peloton de tête de l’Union. En outre, le nombre de reconduites à la frontière est bien en-deçà de ceux de nombres de nos voisins. La France n’a donc pas à rougir de son bilan, et le gouvernement a peu de leçon d’humanisme à recevoir d’une gauche bien-pensante toujours prête à distribuer les bons points, mais à ne jamais assumer les choses.

24 octobre 2009

Le grand emprunt pour préparer l'avenir

Organisée à l’assemblée nationale 2-montant-des-reserves.jpgpar Xavier Bertrand et Eric Besson, la convention de l'UMP était l’occasion de débattre sur le Grand Emprunt: « outil de mobilisation pour la nouvelle croissance » avec des personnalités telles qu’Henri Guaino, Eric Woerth, Pierre Méhaignerie, Frédéric Lefebvre, Nathalie Kosciusko Morizet, Laurence Parisot, et Jean-François Copé. Face à l’essoufflement de notre modèle économique, la crise nous invite à refonder notre modèle de croissance. L’effondrement des marchés, et ses conséquences sur la finance mondiale, ont mis à jour l’exigence de la rentabilité qui a pour effet de détourner les capitaux des investissements de long terme.
Favoriser le présent ou le futur immédiat décourage toute prospective sur l’innovation technologique au profit de l’innovation financière.
L’idée du grand emprunt lancée par le Président de la République trouve sa justification dans l'encouragement d'investissements à long terme et se supplée à l’intervention de l’Etat «stratège». Cette intervention est particulièrement nécessaire pour compenser la carence en  investisseurs privés fragilisés par la faiblesse des marchés actions. La grande question des années à venir semble donc être le renforcement des investisseurs institutionnels de long terme, tels que les fonds souverains, les fonds de réserve ou les fonds de dotations. Présents sur les marchés risqués ces investisseurs de long terme seront la clé de la nouvelle croissance. Il est donc nécessaire d’imaginer les moyens  pour en assurer le financement et c’est là que la puissance publique peut intervenir.
Mais l’Etat se trouve dans une situation financière difficile : la charge de la dette et de ses frais de fonctionnement.
Les objectifs du grand emprunt seront d'abord de conforter la souveraineté et l’indépendance de la France car elles dépendent de la maîtrise d’un certain nombre de technologies (nucléaire, spatiale, numérique, matériaux) qui nous permettent d'assurer notre stratégie militaire, énergétique et alimentaire, puis de favoriser la création d’emplois, y compris industriels, sur notre territoire (la R&D et l’industrie conjointement).
Au final, cela permettra d’améliorer la productivité de notre économie sur le long terme, de présenter un retour sur un investissement positif, de ne pas être uniquement sponsorisé par le marché, et de permettre à notre tissu productif de répondre aux nouvelles tendances de la consommation nationale et mondiale. Le grand emprunt s'inscrit comme un moyen pour préparer l'avenir.

Je remercie Pascal et Jacques qui ont participé à cette journée.

19 octobre 2009

Haine et liberté d'expression

296824294_small.jpgDominique Paillé, porte–parole de l’UMP a condamné hier dimanche les propos "violents, misogynes et homophobes" de la chanson du groupe Truand 2 Lagalere, "J'ai 40 meufs". Vendredi, c’est le Syndicat national des policiers municipaux (S.N.P.M.) qui a demandé que des poursuites soient engagées contre le groupe dont le clip “n'est fait que d'injures et d'incitations à la haine et à la violence" (A.F.P.). Et outre des policiers, les homosexuels sont également pris à partie. La liberté d’expression est une valeur essentielle de toute vie en démocratie. Mais cette liberté n’est pas absolue et n’implique pas que l’on invoque la création artistique pour se dégager de ses responsabilités et pour s’en prendre aux femmes, aux forces de l’ordre, ou à quelque communauté sexuelle, raciale, ethnique ou religieuse que ce soit. On se souvient de la polémique Orelsan de cet été. Une telle violence verbale, si elle était placardée sur affiches dans les rues, serait immédiatement condamnée, retirée et suivie d’une action en justice pour incitation à la haine ou à la violence. Les libertés d’expression et de création artistique ne sauraient être utilisées pour justifier de tels propos outranciers et vulgaires qui constituent, pour citer M. Paillé, "une atteinte évidente à la dignité humaine et un appel à la banalisation de la violence." A croire qu'un certain nombre de rappeurs ne s'acceptent que dans l'excès, la vulgarité et... l'absence de talent.

Merci à Hugues pour cette brève. Inutile de chercher le clip sur youtube, car le site a fini par l'enlever.

12 octobre 2009

Les vélos ne sont pas des piétons comme les autres

vélo.jpgQui n'a pas été frolé ou renversé par un vélo roulant sur un trottoir ? Qui n'a pas remarqué que les vélos brûlaient (presque) toujours les feux rouges ? Qui n'a pas été obligé de marcher sur la chaussée à cause des vélos mal garés (le problème est amplifié en chaise roulante ou avec une poussette) ? Les cyclistes pensent souvent que les voies de circulation, toutes les voies, leur appartiennent, et on a du mal à se garder un bout de bitume pour marcher. Le vélo c'est léger, c'est fluide (comme le piéton), c'est un moyen de transport avec un air de vacances, on se déplace comme si on faisait une ballade. Et c'est là le problème, d'où cette attitude irresponsable des cyclistes en ville. Ils ne respectent pas le code de la route...et créent des accidents parfois mortels. Les centaines de kilomètres de pistes qui ont été créés dans Paris devraient résoudre le problème, mais il n'en ai rien. Comment peut on mélanger dans les mêmes couloirs les vélos, les bus et les taxis, sans compter les motos qui les empruntent illégalement ? idem pour les contre-sens. Ca marche très bien en Suède, mais nous ne sommes pas en Suède, la ville fonctionne différemment, elle est beaucoup plus vaste, les artères de circulation ne sont pas comparables, les usagers dans les rues sont beaucoup plus nombreux, etc. Que des bonnes intentions qui ont aboutis à des résultats plus que mitigés... carton rouge !

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