24 novembre 2009

L'état des finances de la ville expliqué par Jean-François Legaret

groupe +JF Legaretretouche.jpgFranc succès pour Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement et président de la Commission des Finances au Conseil de Paris, venu samedi dernier dans le cadre de nos cafés politiques, afin de parler d’un sujet préoccupant : les finances de la Ville de Paris. En 2001, Delanoë et son équipe municipale avaient été doublement chanceux : tout d’abord ils ont bénéficié de finances laissées en excellente situation par la mandature précédente, avec une dette représentant à peine le tiers du budget, situation confirmée par l’audit commandé alors à Andersen. Autre chance, Delanoë a profité de l’énorme manne financière des droits de mutation, liée au marché immobilier en plein boom jusqu’en 2008. Un pactole passé de 484 M€ 2001 à 972 M€ en 2008 ! Mais le vent commence maintenant à tourner, et il ne suffira plus à Delanoë d’être un bon communicateur. Avec la crise, le nombre de transactions immobilières s’est effondré en 2009, diminuant les droits de mutation à environ 400 M€, raison pour laquelle les impôts locaux de tous les parisiens ont été si durement augmentés en 2009. Rappelons brièvement les chiffres : hausse des taxes communales de 9%, création d’une taxe départementale de 3% pour la taxe foncière, soit une hausse globale pour les parisiens de 29% de la taxe foncière et de 12% de la taxe d’habitation ! Delanoë ose affirmer que cette hausse concerne surtout les propriétaires : mais à qui fera-t-il croire que cette hausse ne sera pas répercutée aux locataires lors du renouvellement de leur bail ?
Ce mouvement n’est pas fini, avec une nouvelle hausse annoncée par Delanoë à 8% pour 2010, soit une augmentation d’environ 25% sur ces 2 années. Ces chiffres laissent rêveurs…Delanoë se targue alors d’une fiscalité qui n’a pas augmenté durant les 8 premières années de son mandat, mais c’est oublier le relèvement régulier des bases d’imposition, octroyant ainsi à la Ville de Paris des ressources en augmentation constante. Devant cette nouvelle réalité, le Maire de Paris tient un langage mensonger : il aurait doublé les investissements tout en n’augmentant pas la fiscalité… Cette équation serait rendue possible par une diminution des frais de l’Hôtel de Ville. Mais de quoi parle-t-on ? Des frais de réception ? Que pèsent-ils par rapport à un budget de 7 milliards d’euros ? Ce n’est que l’épaisseur du trait, seulement un symbole. Seule une réelle et significative diminution des frais de fonctionnement permettrait de résoudre cette impasse budgétaire. Or depuis 2001, le nombre d’agents municipaux est passé de 38.900 à 48.000, soit plus de 9.000 agents supplémentaires. Quels nouveaux services ces agents supplémentaires rendent-ils aux parisiens ? Avez-vous remarqué un fléchissement notable dans les services qui vous sont rendus ?
Alors que Delanoë parle de quelques millions d’économies sur les frais de réception, les charges de personnel sont depuis 2001 passés de 1.444 M€ à 1.930 M€ en 2008, soit +34%. Une partie de ces embauches concerne des agents contractuels, donc sans garantie d’emploi à vie. Mais, dans un souci constant de réduire la précarité, la Mairie de Paris, année après année, explique fièrement dans son rapport financier qu’elle « a poursuivi sa politique de résorption de l’emploi précaire (190 postes créés en 2008 après 994 en 2007) », rendant au fil du temps incompressibles les nouvelles dépenses de personnel.
Les dépenses ne cessant de croitre, la dette de la Ville de Paris augmente inexorablement. Elle s’élève actuellement à 3,5 milliards d’euros sur un budget de 7 milliards d’euros. Le ratio d’encours de dette en capital sur l’épargne brute qui représente le nombre d’années nécessaire au remboursement du capital de la dette est ainsi de 5,9 à fin 2008, contre 2,1 en 2004 et 1,7 en 2001. Voici donc le bilan de 8 années de gestion de la mandature Delanoë, à l’opposé du discours habile et mensonger de Delanoë. Mais les vents contraires commencent à se lever…

Je remercie Elodie pour ce compte rendu rigoureux.

20 novembre 2009

Une tribune pour Delanoë

delanoeanne.jpgHier soir, Bertrand Delanoë s'est offert une tribune à la mairie du 20e. Exercice facile, devant un parterre acquis, il a parlé de sa politique, et de son contentement de soi. Ce n'est certes pas facile de prendre la parole dans ces conditions lorsqu'on veut défendre une autre politique. Pourtant il est nécessaire de porter sur la place publique les nombreux problèmes que connaît l'arrondissement. La mauvaise gestion socialiste et le manque d'anticipation ont conduit à un budget tronqué de plusieurs centaines de millions d'euro. A ce titre, le mécontentement des habitants vis à vis de la  hausse des impôts se double d'inquiétude : Quels projets vont être sacrifiés ? Le GPRU Saint Blaise ? Ou celui de la porte de Montreuil ? L'aménagement de la rue d'Avron ou celui de la rue Jacques Prévert ? Ou celui du square Séverine évoqué juste avant moi par un jeune homme du conseil de la jeunesse ? A moins que ce ne soit la solidarité, la petite enfance, nos aînés ? A cette question, le maire répond "Aucun". Je n'aurai pas la naïveté de le croire. Surtout que la municipalité du 20e a déjà évoqué des budgets en baisse, et des retards de travaux parce qu'il n'y a pas d'argent. J'ai évoqué un problème douloureux pour les habitants de Python Duvernois : la présence de rats jusque dans les logements du rez de chaussée. Cela a fait sourire le maire et on a appris qu'il avait des souris dans son bureau de l'hôtel de ville... Une souris, est-ce la même chose que des centaines de rats? Mais sur quelle planète vit-il ? J'avais déjà évoqué ce grave problème mardi dernier au compte rendu de Mme Calandra pour les quartiers Gambetta et Amandiers. Elle avait d'abord nié. Cela ne lui a pas réussi : la salle s'est levée pour défendre mes propos, elle a dû reculer pour finir par l'admettre et promettre une visite des services spécialisés de la ville. Vivre avec des rats, c'est inacceptable. Pourtant, le maire de Paris n'a rien à proposer; pire ça ne l'intéresse pas. J'ai parlé d'un autre problème d'hygiène publique : les poux que connaissent bien les parents et qui envahissent la tête de dizaines de milliers d'élèves à Paris. Cela a bien fait rire le maire. Moi, ça ne me fait pas rire, et je ne suis pas la seule. Il y a une responsabilité de la ville, et sa seule réponse a été "ça existait avant 2001". Je reviendrai prochainement sur les poux parce que ce fléau est constant et a empiré ces dernières années. Manifestement M. Delanoë l'ignore complètement; pire ça ne l'intéresse pas. Mon troisième propos portait sur la démocratie, ou plutôt sur l'absence flagrante de démocratie dans les conseils de quartier. Je n'ai d'ailleurs pas été la seule à soulever ce problème. Par soucis de transparance, je lui ai demandé 2 sièges pour que l'UMP soit représentée au comité de gestion de la Caisse des Ecoles, et au centre d'action sociale. Le maire ayant commencé son discours en exprimant son attachement à la démocratie locale et participative, je lui ai rappelé que c'était là l'occasion de le prouver. Mais peu enclin au débat, le maire a esquivé la question d'un revers de main. Là non plus je ne lâcherai pas et je continuerai à dénoncer le malaise grandissant des habitants face à cette caricature de démocratie participative. Le maire a voulu faire de l'humour et a demandé à Mme Calandra si j'étais toujours aussi bavarde en conseil d'arrondissement... Elle a fait un grand geste en levant les yeux aux ciel comme pour exprimer un débit intarissable. A ce moment, il y a eu comme un blanc, puis un bruissement dans la salle. Une bonne âme a du expliquer à M. Delanoë qu'il n'y avait pas d'élus d'opposition dans le 20e, en dehors de l'ancien maire M. Charzat. Cette méconnaissance ahurissante de la situation politique dans le 20e nous a permis de mesurer toute l'attention que M. Delanoë peut porter à notre arrondissement.

15 novembre 2009

Sur le marché Mortier

ballonnements-alimentation.jpgCe matin, nous étions sur le marché Mortier. Marché qui porte mal son nom puisqu'il n'est plus sur le boulevard Mortier à cause des travaux d'enfouissement des réseaux divers pour permettre ensuite la construction du T3, il est coincé sur les trottoirs de la rue Vidal de la Blache. Dès mon arrivée j'ai été accostée par une jeune femme me demandant si j'étais la dame du parti des ouvriers. Et non, je suis la responsable de l'UMP ! Le PCF était aussi présent avec des magnifiques tracts quadricolores, une belle maquette... ils sont riches les communistes. Nous nous avions des tracts photocopiés avec les moyens du bord. Avec les habitants qui le désiraient, nous avons beaucoup parlé de la hausse des impôts locaux, de la démocratie locale en panne dans l'arrondissement, des effets de la crise, des médias, et des difficultés à se loger. Des questions ou des problèmes liés à la vie quotidienne essentiellement. J'ai observé que les trottoirs de la rue Vidal de la Blache et du boulevard, sur le côté où il n'y a pas les travaux du T3, étaient totalement défoncées, mal rapiécés. Il serait utile que ces chaussées profitent des travaux actuels pour une remise en état digne de ce nom.

22 octobre 2009

La Porte des lilas envahie par les sans papiers

Voilà jour pour jour, plan-porte-secteur2-fond-carte.jpgheure pour heure, une semaine que la députée Pau Langevin s'est précipitée au chevet des travailleurs sans papiers du chantier du tramway. Certains ont pu le remarquer : depuis quelques jours, le chantier du tramway est arrêté en raison d’une grève de 24 salariés sans papiers, récemment employés par La Suburbaine, entreprise de sous – traitance avec E.R.D.F. pour donneur d’ordre. Immédiatement, les partis de gauche se sont, comme un seul homme, rués sur l’affaire dans un effort commun de récupération, afin d’exiger la régularisation de ces salariés, dont les parcours et situations personnelles sont très diverses, et dont peu, malgré l’ancienneté de leur présence sur le territoire, demeurent au fait des complexités juridiques françaises en terme de droit au séjour. Mais dans l’absolu, la France a des lois, qui doivent être respectées. Elles sont votées et adoptées par les députés qui sont élus par le peuple ; les lois sont donc l'expression de la volonté du peuple et de la démocratie. En ce qui concerne la porte des lilas, la question qui doit être posée, pour un chantier de la sorte, est de savoir si les autorités publiques en charge du projet ont pris toutes les dispositions nécessaires lors de la passation des marchés pour s’assurer que la loi était respectée. Carton rouge.

06 octobre 2009

Tribune UMP 2

Je poursuis poet.jpgla publication sur le blog des tribunes de l'UMP 20eme parues dans le journal local Le Paris du 20e, comme nous y autorise Mme Calandra ainsi que les autres partis représentés dans l'arrondissement. Cette seconde tribune est parue dans le journal du printemps 2009, et contient 800 signes, règle qui m'a été fixée dès le début. L'exercice de synthèse est parfois difficile !

La sécurité : pas de place à l'idéologie

La délinquance baisse à Paris grâce à l'action de la police et à la politique déterminée de Nicolas Sarkozy. Cependant les violences faites aux personnes et les dégradations dans nos espaces publics restent élevés. Les habitants de l'arrondissement, les mères de famille, les personnes handicapées et nos aînés ne se sentent plus en sécurité y compris dans les squares. Il s'agit d'une réalité, pas seulement d'un sentiment d'insécurité. Les commerçants de proximité ne sont pas épargnés par les braquages, contre les quels Michèle Alliot Marie vient d'engager un plan d'envergure. Pourtant ces questions essentielles de sécurité, qui nous concernent tous, ne sont pas abordées en conseil d'arrondissement et ne semblent pas une priorité pour la mmunicipalité.

17 septembre 2009

Tribune UMP

ecrire.gifL'absence de conseillers de Paris et de conseillers d'arrondissement de droite et du centre à la mairie du 20e empêche l'opposition de s'exprimer officiellement sur les sujets locaux d'une part, et prive au moins 1/3 de la population de l'arrondissement d'être représenté d'autre part. Face à cette situation qui nuit gravement à la démocratie, la Maire du 20eme propose une toute petite tribune à l'UMP dans le journal local "Le Paris du 20e", qui paraît tous les trimestres environ. J'ai décidé de publier ces tribunes sur ce blog en commençant par la première, parue à l'automne 2008, et intitulée  Impôts locaux : une augmentation considérable.

Avant sa réélection, le maire de Paris avait parlé d'une hausse des impôts locaux, qu'il qualifiait de "modérée". Aujourd'hui il annonce 9% d'augmentation ! Pendant 7 ans, Paris a vécu à crédit en s'endettant et en profitant du boum immobilier. La municipalité socialiste a dépensé sans compter (embauche de plusieurs milliers de fonctionnaires, fêtes, réceptions, communication, etc). Aujourd'hui on demande aux Parisiens de payer la facture. Les socialiste ajoutent que Paris connait un faible taux d'imposition par rapport à d'autres grandes villes françaises. Pourquoi faudrait-il que Paris, qui a bénéficié jusqu'en 2001 de la gestion raisonnable et avisée de deux maires de droite successifs, s'aligne sur la mauvaise gestion des villes de gauche ?

 

14 septembre 2009

De l'amiante dans les crèches et les collèges parisiens

On apprend images.jpgavec stupéfaction et indignation que Bertrand Delanoë et la ville de Paris ont accumulé du retard dans le diagnostic amiante approfondi des bâtiments municipaux (AFP). C'est d'autant plus intolérable lorsqu'il s'agit de crèches et de collèges. On sait tous que l'amiante est extrêmement cancérigène et qu'il est potentiellement dangereux. C'est pourquoi la recherche de ce matériaux fait l'objet d'une obligation légale... or le retard dure depuis fin 2000. A l'heure où la municipalité parle amélioration de l'environnement et qualité de vie, ce problème de santé publique qu'on croyait en voie de disparition à Paris, ne l'est plus. Le groupe UMP de Paris a exprimé sa profonde indignation de cet état de fait et de l'irresponsabilité du maire de Paris à travers un communiqué diffusé en milieu de journée.

15 décembre 2008

Le tramway, OUI ! Mais pas n'importe comment !

med-Visoterra-tramway-de-paris-4970.jpgLe problème se situe porte de Vincennes, où le mécontentement gagne les riverains, les commerçants et les associations. Le tramway devrait, pour des raisons techniques, être interrompu ("rupture de charge" d'après le jargon approprié) porte de Vincennes. C'est à dire que pour poursuivre leur déplacement, les voyageurs devront changer de tramway : descendre, traverser le cours de Vincennes, remonter dans une nouvelle rame ! La traversée du cours de Vincennes ne sera pas aisée, je pense aux familles avec poussette, aux personnes handicapées, aux plus âgés... Attention, Danger ! Les techniciens envisagent alors un souterrain : ce sera encore plus compliqué puisqu'il faudra descendre et remonter les escaliers ! Absurde ! Nos élus proposent , en compensation, l'extension du tramway jusqu'à Nation pour faciliter les correspondances, ce qui semble être une idée intéressante. A ce stade, on comprend que le projet n'est pas abouti, trop de problèmes subsistent. Or c'est un projet qui s'inscrit dans l'avenir pour Paris et la petite couronne. On sent une précipitation de la part du PS pour boucler le projet avant la fin de la mandature. Le tramway ne doit pas être un "objet" à des fins politiques. Il aura des conséquences sur l'environnement, la sécurité, l'espace, la qualité de vie,... Le GPRU de la porte de Vincennes débuté en 2001 avait nettement amélioré les choses... il va falloir détruire les aménagements pour construire les "gares de tramway" de part et d'autre du cours de Vincennes. Un gâchis de plus ! Ce qui nous importe, c'est d'étudier plus à fond jusqu'à obtenir des solutions satisfaisantes, de prendre le temps d'adapter au mieux ce transport urbain. Les socialistes ne semblent pas décidés à approfondir la réflexion, ce qui est très dommageable. Le coût est évalué à 820 millions € à la charge de la ville et de la région. L'enjeu en vaut pourtant la chandelle ! Restons vigilants.

10 décembre 2008

Règlement de comptes à OK Gambetta !

Ce lundi 8 décembre, mairie_apres.jpgMme Calandra et M. Charzat n'ont pas manqué de s'écharper comme d'habitude pendant le conseil d'arrondissement. Le ton a été donné dès les premières minutes au sujet du compte rendu de la séance précédente. Les mots sont lourds de sens, le ton monte vite. Ambiance !

Je dois souligner que grâce à M. Baupin, le conseil s'est ressaisi et a débattu dans le calme des voeux concernant le projet du tramway et les difficultés qui en découlent notamment porte de Vincennes : rupture de charge, traversée du cours de Vincennes, quid des personnes handicapées ?, impact pour les riverains, conséquences environnementales, conséquences sur les commerces, sécurité, etc... Ce qui m'a semblé être le bon sens c'est la proposition de créer un prolongement jusqu'à Nation de façon à faciliter les liaisons entre les transports pour les voyageurs. Je reviendrai rapidement sur les enjeux primordiaux de ce tramway qui va traverser du sud au nord, et vis versa, notre arrondissement. C'est un vrai sujet de fond.

Mais vers 22h30, les règlements de comptes ont ressurgi entre les deux protagonistes sur des sujets qui n'intéressent et ne servent en rien les intérêts des citoyens du 20e que nous sommes. Leurs querelles paraissent bien futiles et inutiles. Elles finissent par lasser l'auditoire, exaspéré par tant d'inconsistance. Même les conseillers du maire s'en mêlent et tentent d'intervenir pour relever le niveau des discussions... Notre arrondissement mérite certainement mieux que cette dévalorisation mutuelle et systématique d'élus de la République.

 

 

03 décembre 2008

Le PS parisien s'éparpille ...

parti-socialiste.gifSurprise ce soir en sortant du métro place Gambetta ! Les habitants étaient pris d'assaut par les nouveaux militants du nouveau Parti de Gauche. Qu'est-ce que c'est ? C'est le parti que M. Mélenchon a créé après qu'il ait claqué la porte du PS. Emmenés par une jeune conseillère de Paris élue dans notre arrondissement, les nouveaux militants ou plutôt anciens du PS reconvertis (?) distribuaient des tracts ultra contestataires sur le thème : on refuse tout, mais on ne propose rien. En définitive, rien de nouveau à gauche...

Toutes les notes