19 octobre 2009

Haine et liberté d'expression

296824294_small.jpgDominique Paillé, porte–parole de l’UMP a condamné hier dimanche les propos "violents, misogynes et homophobes" de la chanson du groupe Truand 2 Lagalere, "J'ai 40 meufs". Vendredi, c’est le Syndicat national des policiers municipaux (S.N.P.M.) qui a demandé que des poursuites soient engagées contre le groupe dont le clip “n'est fait que d'injures et d'incitations à la haine et à la violence" (A.F.P.). Et outre des policiers, les homosexuels sont également pris à partie. La liberté d’expression est une valeur essentielle de toute vie en démocratie. Mais cette liberté n’est pas absolue et n’implique pas que l’on invoque la création artistique pour se dégager de ses responsabilités et pour s’en prendre aux femmes, aux forces de l’ordre, ou à quelque communauté sexuelle, raciale, ethnique ou religieuse que ce soit. On se souvient de la polémique Orelsan de cet été. Une telle violence verbale, si elle était placardée sur affiches dans les rues, serait immédiatement condamnée, retirée et suivie d’une action en justice pour incitation à la haine ou à la violence. Les libertés d’expression et de création artistique ne sauraient être utilisées pour justifier de tels propos outranciers et vulgaires qui constituent, pour citer M. Paillé, "une atteinte évidente à la dignité humaine et un appel à la banalisation de la violence." A croire qu'un certain nombre de rappeurs ne s'acceptent que dans l'excès, la vulgarité et... l'absence de talent.

Merci à Hugues pour cette brève. Inutile de chercher le clip sur youtube, car le site a fini par l'enlever.