03 décembre 2011

Café : débats animés et passionnants

sarkozy,fillon,crise financiere,industrie,sécurité,la francePolitique nationale, politique locale (Belleville, porte de Bagnolet, guerre ouverte PS/Verts), les positions de l'UMP 20e sur les sujets d'actualité, les élections législatives (6e, 8e et 15e circo touchant l'arrondissement), la désindustrialisation de la France, le cadre de vie... nous avons débattu pendant deux heures et nous avions encore de nombreux "dossiers" à travailler. Le partage de l'expérience des uns, du vécu des autres et de la volonté de changement a rendu le débat animé et passionnant.

24 novembre 2011

l'UMP 20e travaille : idées neuves et débats !(1)

crise économique,crise financiere,grèce,g20,sarkozyAlors que le gouvernement annonçait, afin de maintenir les objectifs prévus du déficit, un nouveau plan de rigueur, la crise de la dette, qui, régulièrement, fait vaciller une Europe qui joue à se faire peur, aura au moins eu ce mérite : faire prendre conscience à une population européenne et à ceux qui en doutaient encore, que l’on ne peut vivre éternellement au-dessus de ses moyens. La Grèce, dans son malheur, nous montre ce qui nous attend si nous n’y prenons pas garde. Plus qu’une crise, c’est un choc qui aura ébranlé la conscience des Européens qui, s’ils l’ignoraient encore, se sont rendus compte qu’ils vivaient désormais en interdépendance.
En France malheureusement, si l’objectif d’un retour à l’équilibre dans les années à venir a été réaffirmé avec force, ce n’est pas un nouveau plan de rigueur qui dérembourse un médicament ici, augmente de X points la TVA là, ou encore plafonne telle ou telle dépense sociale qui suffira, pour l’instant, à respecter celui de cette année.
À la lecture des propositions que la presse révèle, on ne peut s’empêcher en effet de penser qu’il s’agit de rafistolages plutôt que de réformes de fond. Et c’est justement ça le problème : trop de Français restent persuadés, en ces temps de crise, qu’ils sont les seuls à faire des efforts, alors que les scandales s’accumulent par ailleurs. Or, l’adhésion ne sera acquise que par la confiance et la transparence.
Aussi, l’échéance présidentielle et cette crise sont-elles l’occasion de mettre sur la table des idées neuves, lorsque les autres ont échoué ou n’ont pas apporté les effets escomptés ; de regarder enfin si le problème qui fait que notre pays demeure incapable de voter un budget à l’équilibre depuis 36 ans n’est pas justement dans la structure en elle-même, et dans les principes qui l’animent.
Tout le monde le dit : il y a trop d’échelons administratifs en France. Alors supprimons-les ! Il est grand temps de fusionner les trop nombreuses et, financièrement parlant, non viables communes de France. Faisons de la communauté de commune l’échelon de base. Supprimons aussi le département. La circonscription hippomobile* a fait son temps. C’est autour de la région, seul échelon à taille respectable en Europe, que doit tourner l’organisation locale du pays. Donnons à ces dernières, en nombre plus réduit qu’actuellement, les pouvoirs aujourd’hui détenus par les départements. Enfin, définissons les pouvoirs de chacun, encore trop souvent méconnus des Français et doublés par l’État jacobin. Peut-être est-ce aussi enfin l’occasion de parler de fédéralisme ? Car pourquoi ce qui tend à s’imposer partout ailleurs demeurerait-il tabou en France ? Au nom de quoi l’Histoire empêcherait-elle notre pays d’évoluer et rendrait-elle impossible l’éventualité même d’un autre modèle ?

* les départements ont été créés en 1789 et pouvaient être traversés en une journée de cheval.

Je remercie Hugues pour sa participation. Pour que l'UMP 20e prenne toute sa place dans la campagne présidentielle, elle lance le débat autour d'idées neuves. Nous approfondirons les discussions au cours de nos rituels cafés militants.

06 septembre 2011

Crise de la dette, quelle réponse politique ? (2)

crise financière,chomage,euro,banques,crise grecque,endettementAh, la crise de la dette, vieille rengaine ? Sans rire, si on devait se référer aux Romains et faire monter notre endettement à la conquête de la Gaule, on ne pourrait certainement plus se nourrir ni vivre, à l'image de ces peuples sahéliens qui ont tout perdu sauf l'espérance... Non, il ne faut pas adhérer à des idées de rigueur aussi facilement géniales qu'elles soient : ce n'est pas "monsieur tout le monde" qui fait la crise, inconsciemment sans le savoir : ce n'est pas non plus un gouvernement partisan qui peut trancher dans l'équité, fut-il de gauche ou de droite. L'histoire nous montre comment les crises sociales naissent et se défont, c'est à dire en principe les masses les moins conscientes sont manipulées par les représentants de la frange sociale la plus attentive aux difficultés qu'elle rencontre. La révolution française s'est ainsi faite. En des temps plus actuels, il n'y a plus de monde ouvrier ou paysan misérable, mais une frange sociale sous-instruite qui se renouvelle par l'arrivée massive d'immigrés lentement assimilables. Peu d'entre eux, de leurs enfants, tout comme peu des Français issus de la société post-ouvrière arrivent à se sortir de ce marécage social. Le fragile système de protection sociale français ne tiendra pas longtemps face aux coûts qu'ils lui imposent (consciemment ou pas), et si la contribution au redressement du pays aurait, en des périodes de pré-industrialisation, pu être facile, elle n'est plus possible d'autant que les biens produits en France le sont de moins en moins, donc la plus-value ajoutée par le travail n'est plus une réalité. L'imposition des richesses importées n'étant pas la règle à cause des accords économiques internationaux, et les mouvements financiers n'étant eux imposables qu'à minima, on voit hélas que la tendance ne sera pas facilement inversée... Les leçons et les exemples pourraient venir d'ailleurs, de pays comme l'Allemagne. Mais on sait que la France est allergique aux exemples venus d'outre-Rhin...

Je remercie A Gonzales pour sa vision de la crise qui nous frappe. Je me permettrais un bémol sur la conclusion, la réconciliation franco-allemande (initié par le fameux déjeuner de Gaulle et Adenauer à la Boisserie en 1958) a fait place à l'amitié franco-allemande. Les deux pays ont mené de nombreux projets (industriels, commerciaux, politiques, culturels...) depuis des décennies, et comptent bien continuer.

27 novembre 2008

Crise financière : les solutions du gouvernement

christine Lagarde.jpgLe point d’inflexion de la crise financière a été, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et inspiré du plan de sauvetage britannique, le plan de l’Eurogroupe en octobre 2008. Le savoir faire britannique couplé à l’intelligence politique française en quelque sorte… Ce plan autorise jusque fin 2009 les Etats à recapitaliser les banques, c’est-à-dire à injecter de l’argent frais à leur capital, et ainsi en devenir actionnaire. Il permet par ailleurs aux Etats de garantir le marché de la dette interbancaire, marché qui permet à l’argent de circuler entre les banques puis des banques vers les entreprises. Ce marché étant « grippé », ces garanties des Etats devraient le fluidifier et in fine faciliter l’apport de l’argent à l’économie sans aucun décaissement de l’Etat (seulement une garantie par sa signature). Chaque pays est libre de décider de l’ampleur de l’aide. Christine Lagarde, ministre de l’Economie, a annoncé le montant global accordé par la France : 360 milliards d’euros. (40 milliards pour les recapitalisations et 320 milliards pour les garanties publiques accordées)

Nous avons ainsi grâce à ce sursaut de l’Europe échappé au pire des risques, le « risque de l’inconnu ». De fait, toute comparaison avec la crise de 1929 est non seulement inadaptée mais dangereuse. La confiance est l’une des fondations essentielles de l’économie sans quoi rien ne peut fonctionner. La confiance, si fragile, si tenue, est la pierre angulaire pour la reprise durable en amont des financements entre banques, puis des banques vers les entreprises, et en aval de la consommation et de l’investissement. Les mots doivent donc être utilisés avec une extrême prudence par les politiques, mais aussi par chacun d’entre nous pour ne pas alimenter inutilement cette crise de confiance. Les turbulences ne sont pas pour autant terminées, et nul ne peut raisonnablement pronostiquer l’ampleur et la durée de la crise économique internationale. Il semble néanmoins que si l’économie française a moins profité de la croissance mondiale ces dernières années, le corollaire en est un meilleur amortissement de la crise, du fait en partie de notre faible exposition aux exportations.

Cette crise, et la réponse courageuse et unie de l’Europe, auront été une prise de conscience importante par les citoyens de la force d’une Europe économique unie ; force que nous devrons rappeler lors des élections européennes de 2009.

Je remercie Elodie pour cet article qui souligne l'importance de la cohésion européenne face à la crise.