08 juillet 2010

Signature de la Charte de sécurité

SIGNATURE CHARTE SECURITE.jpgLorsque je suis arrivée à la mairie pour la signature de la charte sécurité, j'ai constaté que le public ne s'était pas déplacé... Presque personne dans la salle ! L'équipe municipale semblait au complet avec la députée de la 21e circonscription en prime. Le micro du Préfet de police, Michel Gaudin, n'était pas bien performant et on n'entendait presque rien sauf pour les personnes située au 1er rang. Dommage, car le sujet est plutôt d'actualité dans l'arrondissement, on aimerait en savoir plus, et surtout on a tous besoin de plus de sécurité ! Le Préfet est parti à 18h30. J'ai le sentiment que les partenaires prêtent peu d'intérêt à une question essentielle pour les habitants. D'ailleurs la mairie n'en fait pas grand cas, ce genre de manifestation reste curieusement confidentielle...

24 juin 2010

Police nationale et police municipale : le débat

En ce qui 90614503okok-jpg.jpgconcerne le problème de l'action des autorités municipales, plus ça va, et plus je me demande si, en ce qui concerne la sécurité et les forces de l'ordre en général, il ne serait pas temps, enfin, de doter Paris de sa propre police. L'argument que l'on objecte toujours, sans véritablement l'avouer, est celui de l'Histoire : Paris est frondeuse, et plusieurs fois la capitale a menacé le pouvoir, ce qui justifie que les forces de l'ordre relèvent de l'autorité de l'État via son préfet. Situation purement archaïque et anachronique, révélatrice d'un jacobinisme étriqué et du manque flagrant de confiance que le centre accorde aux collectivités territoriales. Car enfin, nombreuses sont les villes du monde qui disposent de leurs propres forces de l'ordre, et sans que cela ne pose plus de problème que lorsqu'elles sont contrôlées par le centre. On pourra toujours prétendre qu'aucune situation n'est plus idéale qu'une autre, que chacune dispose de ses avantages et inconvénients. Certes, on peut toujours débattre et discuter de l'opportunité d'un choix ou de l'autre. Mais, enfin, nous sommes en 2010, dans une France moderne, où la démocratie et la mentalité démocratique se sont durablement enracinées, même si nous avons tendance à exprimer nos désaccords en défilant dans la rue plutôt qu'en débattant au Parlement. Il faut donc arrêter de penser que donner le pouvoir au Maire de Paris lorsqu'il est question des forces de l'ordre reviendrait à menacer l'État et la survie de son gouvernement. Surtout, je vois un avantage assez évident en pareille organisation : la fin de l'argument éternellement invoqué lorsque les autorités municipales sont interpellées sur le sujet : celui consistant à botter en touche en invoquant son incompétence. Ipso facto, la responsabilisation, et l'intérêt porté par lesdites autorités à la situation parfois dramatique que vivent certains quartiers s'en trouveront...renforcés : il faut bien être réélus.