15 septembre 2011

Delanoë connait-il bien Paris ?

delanoë,20e arrondissement de paris,est parisien,belleville,porte de montreuilVous avez été nombreux à réagir et à vous rebeller après la lecture d'une interview du maire de Paris dans le magazine Challenges (08/09/11), et vous avez raison. Nous, habitants de l'est parisien, nous contestons des propos dans lesquels nous ne nous reconnaissons pas. Le maire de Paris affirme qu'il a mis un "terme à la division de Paris : il n'y a plus l'ouest favorisé et l'est délaissé"... Rien de plus faux ! M. Delanoë cite, à titre d'exemple, Belleville et la porte de Montreuil. Justement ! Depuis des années, les habitants et les commerçants de ces deux quartiers du 20e se battent pour faire respecter la loi : interdire la tenue des marchés illégaux qui occupent la voie publique, nuisent à l'activité commerciale, transforment ces quartiers en taudis, créent de l'insécurité. Les riverains de Belleville (11e et 20e), ainsi que ceux de la porte de Montreuil n'aspirent qu'à retrouver une vie de quartier paisible et tranquille. La mobilisation des commerçants et des habitants, les manifestations, l'alerte réitérée auprès des autorités élues ne semblent rien y changer. Le maire de la capitale est-il au courant ? Oui, car cette situation inacceptable a été dénoncée lors de sa venue annuelle à la mairie pour défendre son bilan de mandature. M. Delanoë, qui a longtemps résidé au carrefour des 6e et 7e arrondissements, aurait -il toléré cela une seule journée au pied de son immeuble ? Hélas, et nous le dénonçons, après 10 ans de gestion socialiste, l'est parisien souffre toujours. Tous les clignotants rouges  sont allumés : le taux de chômage, la dégradation de l'hygiène et de la salubrité des rues, les élèves en difficulté, voir en décrochage, la présence accrue de la misère (les marchés illégaux en sont, en partie, l'illustration), la difficulté croissante des ménages pour se loger, les places en crèche, le déséquilibre des constructions ou financements de logements sociaux concentrés sur l'est, le nombre élevé de familles monoparentales, les trafics et la délinquance qui en découle ... "Bien sûr on peut toujours mieux faire" affirme le premier magistrat de la capitale. C'est tellement vrai !

03 décembre 2010

Du nouveau pour les automobilistes parisiens

voiture-stationnement-parking-2667014_1902-300x169.jpgDepuis plusieurs mois, une expérience était menée dans 2 arrondissements parisiens pour tester le fait de garer les voitures sur les places de livraison pendant la nuit. Comme une évidence, l'expérience s'est révélée positive et maintenant, depuis mercredi dernier, ce sont tous les arrondissements parisiens qui sont concernés. Ainsi près de 7000 places de parking dans Paris sont libérées la nuit pour le plus grand bonheur des automobilistes qui n'auront plus à tourner mille fois avant de se garer (j'imagine). N'étant pas moi même automobiliste, cette mesure me semble pleine de bon sens. C'était une forte demande depuis longtemps. C'était simple, il suffisait de l'autoriser et de l'appliquer.

13 octobre 2010

La grève s'essoufflerait-elle ? ...

Hier les journaux rubon0-43eaf.pngannonçaient que la mobilisation avait été l'une des meilleures depuis le début des contestations contre la réforme des retraites, mais je ne le crois pas. Pour preuve ce qui se passe autour de moi depuis hier. D'abord ma fille élève du primaire a eu classe, sa maitresse était présente alors qu'ordinairement elle est l'une des premières à suivre les mouvements de grève. Ensuite, surprise ! Elle est arrivé dès 8h20, or je sais qu'elle habite loin. Les transports dont elle a besoin pour se rendre de son domicile à l'école étaient donc en état de marche. Elle avait prévenu les enfants la veille qu'elle serait peut être en retard, et c'est elle qui est arrivé avant les élèves ! Ma fille lycéenne m'avait prévenu la veille : tous les profs seront là... De fait ils étaient là et ont assuré leurs cours, alors qu'elle et ses camarades de classe n'avaient jamais eu aucun cours les autres jours de grève. A la sortie du lycée, TF1 était présent et l'a interviewé avec une copine devant le lycée "Est que vous pensez que les élèves qui font grève le font pour sécher les cours ou par réel intérêt pour la politique ?". Sa réponse n'a pas du être très politiquement correcte car il ne me semble pas que sa courte interview soit passée sur la chaîne... Et pendant ce temps, Ségolène Royal appelle les lycéens à rejoindre les mouvements de grève... Est ce de l'inconscience ou de la provocation ? Cette réforme est faite pour eux, sans elle, c'est eux qui n'auront plus de retraites du tout ! Et cerise sur la gâteau le SMA (service minimum d'accueil) de l'école maternelle de ma dernière était assuré pour la première fois ! Une chance, l'école faisait partie des 130 sur plus de 400 à Paris à bénéficier de ce service. Rappelons que le service minimum est imposé par la loi mais que Delanoë ne souhaite pas en faire bénéficier l'ensemble des Parisiens et qu'il n'est assuré que très partiellement, mettant de ce fait la ville de Paris hors la loi.

27 septembre 2010

Echec de la politique du logement social à Paris

Dans son rapport logement-subvention-etat.jpgrécemment rendu, la chambre régionale des comptes pointe du doigt le déséquilibre géographique en matière de logement social à Paris. La chambre constate que "l'écart entre les arrondissements s'est même creusé entre 2001 et 2007". Les arrondissements déjà fortement dotés, les 13e, 19e et 20e arrondissements connaissent des programmes importants de construction de logements sociaux, tandis que les arrondissements de l'ouest et du centre restent faiblement pourvus. 30% des projets concernent des logements très sociaux (environ 6€/m2 de loyer) qui accueillent des familles disposant de faibles ressources et des publics en insertion. La mixité sociale, appelée par toutes les couleurs politiques dans la capitale, et pronée par l'éxécutif parisien depuis plus d'une décennie, reste un vœu pieu. Dans ces conditions, quelle place peuvent trouver les classes moyennes pour se loger ? Entre un loyer d'environ 9€/m2 pour un logement social et un loyer d'environ 21€/m2 pour un logement dans le privé, il n'y a pas de place pour les classes moyennes qui trouvent refuge dans la petite couronne ou en grande banlieue. L'émigration hors des limites de la capitale est plus que jamais d'actualité.

13 juin 2010

La médiathèque est prête !

arton2758-49844.jpgEnfin ! Après des mois d'attente, la toute dernière médiathèque de la ville de Paris ouvre ses portes au public. Située 115 rue de Bagnolet, à deux pas de la rue des Pyrénées, baptisée Médiathèque Marguerite Duras en hommage à la grande écrivaine française, elle a été inaugurée par le maire de Paris jeudi dernier. Il fallait se battre pour être invité, d'ailleurs seuls quelques conseillers de quartier, triés sur le volet, sur un critère non officiel, ont été admis. Hier samedi, le public était invité à prendre possession des lieux. Cet équipement médiathèque de 4200m2 est le plus vaste de Paris, l'architecte Roland Castro l'a construit comme un grand paquebot transparent. Sur 4 étages, vous trouverez des livres transférés de l'ancienne bibliothèque Saint Blaise (37/39 rue Saint Blaise), des CD, des DVD, des partitions et méthodes d'apprentissage des langues... jusqu'à 160 000 documents ! Une salle audiovisuelle, une salle de lecture silencieuse, un auditorium et une salle d'exposition complètent ce vaisseau culturel. Venez en famille si vous le souhaitez : espace petite enfance, jeune public mais aussi handicapés et notamment visuels. Avec l'hôtel Mama Shelter pour voisin, le quartier se rénove dans un style très branché. Reste l'autre voisin, l'église Saint Germain de Charonne, classée monument historique, qui attend un plan de sauvegarde avant qu'il ne soit trop tard, et le terrain vague de l'autre côté du carrefour à l'angle Pyrénées/Bagnolet... Comme d'habitude dans le 20e, le meilleur côtoie le pire. Or il faut penser la ville dans sa globalité, et le quartier ne pourra que gagner en harmonie.

03 juin 2010

Les mauvais élèves du conseil de Paris

Dans un article du 31 mai,a41dd4f6-102e-11dd-9f95-537bed9445bf.jpg Le Monde pointe du doigt l'absentéisme des élus au conseil de Paris, toutes couleurs politiques confondues. Dans le peloton de tête des mauvais élèves, au nombre de 17 recensés par le journal, 4 d'entre eux sont des élus du 20e (soit une proportion impressionnante de près de 25% sur l'ensemble de Paris...). Il y a d'abord les élus issus du show biz, dont Torreton (9e), Mme Firmin (19e) et Yamina Benguigui, élue du 20e. S'ils ont la fibre artistique, sans doute n'ont-ils pas celle de la politique. Viennent ensuite les élus qui cumulent les mandats (logique) dont le sénateur David Assouline, également conseiller de Paris élu du 20e. Plus étonnante est l'absence répétée de Michel Charzat, ancien maire et député du 20e, qui n'a plus que son mandat de conseiller de Paris, et qu'on aurait pensé plus assidu. Et celle de la nouvelle conseillère de Paris du 20e, Katia Lopez, qu'on pensait, à tort,  plus impliquée dans la vie locale et parisienne. Ces élus ont la particularité d'être absents au moins une fois sur 4, et encore certains passent en coup de vent : ils signent la feuille de présence en début de séance et disparaissent le reste du temps... A ce rythme, comment mesurer leur implication dans les dossiers ? et aussi leurs prises de parole pour défendre les citoyens, faire des propositions et gérer la cité ? Quand on a acquis la confiance des électeurs, la moindre des choses est de siéger, cela s'appelle le respect. Pourquoi ne pas imaginer une sanction financière comme cela a été voté au conseil régional (lire le post du 14/04/10) , où les émoluments des élus seront revus à la baisse lorsque l'absentéisme sera avérée ?

26 mai 2010

Il faut sauver le contribuable parisien !

La presse nous a informésviewmultimediadocument.jpg quasi simultanément de deux évènements importants relatifs à la vie des Parisiens, un projet d’aménagement des rives droite et gauche de la Seine, projet qui vient s’ajouter à la transformation de la Place de la République, et l’augmentation notable des impôts locaux, pour 2010 après celle significative de 2009. Ces initiatives nées de la volonté de Delanöe à l’instar de la transformation du 104 rue d’Aubervilliers qui, me semble-t-il, est à la recherche de son utilité, ont vraisemblablement pour objet de voir son nom figurer dans l’histoire de Paris. Je n’ai pas de compétence particulière pour juger de la qualité architecturale de ces projets mais comme ils touchent à la circulation, on peut craindre qu’ils nuisent aux activités commerciales de la capitale. Par contre, une certitude, leur coût va réduire le niveau de vie des familles et frapper particulièrement celles à faible revenu et les classes moyennes. Ont-elles besoin de ce handicap supplémentaire ? Ces projets selon Anne Hidalgo vont « donner davantage de liberté aux Parisiens » (Ah ! pourquoi ?). De son côté, Delanoë, en précisant qu’il y aura des espaces festifs, reconnaît son goût pour la distraction des Parisiens à défaut de leur trouver des emplois utiles. Contrairement aux empereurs romains qui promettaient pain et jeux, lui ne donnera que les jeux en réduisant le pain.
Ainsi donc, Delanöe homme célibataire, sauf erreur sans charges de famille et par conséquent non concerné par les problèmes de santé, d’éducation de ses enfants, du coût de leurs études et de leurs frais d’habillement, bénéficiaire futur de la contribution des dits enfants à sa retraite, n’hésite pas, alors que nous ne sommes pas encore sortis de la crise et que les revenus des familles subissent l’augmentation passée et annoncée des impôts locaux dont il est le décideur, familles qui vont vraisemblablement devoir supporter le surcroît du financement des retraites, à « mettre sur le dos » des contribuables parisiens des dépenses non indispensables. Le souci du quotidien de nombreuses familles ne semble pas le concerner, sans doute n’est-il préoccupé que par sa propre personne ? Halte au feu !

Je remercie Jacques H. pour ce billet d'humeur que je partage pleinement !

11 mai 2010

La com coûte cher

Au menu de ce conseil communication-visuelle-1247038767-tableau-crop-90-393.jpgde Paris, les frais de communication de la mairie de Paris. Pas moins de 19 M€ pour l'année 2009 ! A cela s'ajoute les frais de personnel. Avec 247 personnes au service de la communication pour un montant de 10,6 M€, puis les 114 employés municipaux supplémentaires chargés de la communication dans les grandes directions de la ville ; résultat le budget explose*. Toujours question de budget, mais cette fois, celui des parents d'élèves, avec l'harmonisation des tarifs de cantine sur les 20e arrondissements de Paris. Ceinture pour certain qui vont voir leur facture s'envoler, d'autres inchangés. Mais que restera t-il de l'autonomie des caisses des écoles ? Pour le 20e, elle est tellement déficitaire, que ça ne peut pas être pire (bien que "le pire ne soit jamais sûr")...

* budget communication dénoncé par David Alphand, conseiller de Paris 16e