18 novembre 2008

SMA : Paris dernière de la classe ! (4)

Si vous avez des enfants à l'école maternelle, vous savez sans doute que les syndicats d'enseignants ont appelé à un mouvement de grève jeudibebe.lecteur1.jpg 20 novembre. J'ai demandé ce matin à la directrice de l'école maternelle de ma fille si un service minimum était prévu, comme le prévoit la loi votée au début de l'année. Celle-ci m'a répondu, consternée, qu'elle n'en savait rien, la ville n'ayant encore donné aucune information à ce sujet. Prisonniers de leurs dogmes d'un autre âge, Bertrand Delanoë et la municipalité parisienne en viennent à contester une loi républicaine, ce qui traduit un comportement stupéfiant de la part d'élus supposés responsables. Bien sûr, ils ne disent pas les choses si ouvertement. On nous explique, sans rire, que la ville de Paris n'a pas les moyens d'organiser ce service minimum. Comment croire une chose pareille, dans la ville la plus riche de France, et où, de surcroît, les impôts vont augmenter dans des proportions spectaculaires? La vérité est plus prosaïque. Les socialistes parisiens mettent l'intérêt de leur parti avant l'intérêt des Parisiens. Cela ne leur porte guère chance d'ailleurs, quand on en juge par le résultat de Bertrand Delanoë au congrès de Reims. En attendant, ils prennent en otage les familles parisiennes, à commencer par les plus fragiles (travailleurs précaires, femmes élevant seules leurs enfants) qui risquent de ne pas pouvoir aller au travail jeudi pour garder leurs enfants.

Je remercie Marc pour l'envoi de cet article... On comprend la colère des parents d'élèves parisiens.

30 octobre 2008

SMA : suite du feuilleton ! (3)

On se souvient du récent revirement de M. Delanoë, maire de Paris,école primaire.jpg quant à l’application de la désormais célèbre loi imposant l’instauration d’un service d’accueil (SMA) à l’école primaire en cas de grève. Mal lui en a pris: le Tribunal administratif de Paris a donné tort, mercredi 22 octobre, à la ville de Paris, qui invoque des raisons de sécurité pour ne pas appliquer cette loi.
La ville a décidé de faire appel de cette décision, laquelle exigeait par ailleurs que la Ville réexamine les modalités d’application de la loi.
L’épreuve de force continue donc. Dans l’absolu toutefois, est-ce insurmontable pour la capitale de mettre en oeuvre les dispositions de la loi, alors même qu’elle a embauché plus de 5 000 fonctionnaires depuis le début de la première mandature, et qu’elle ne rencontre aucun problème apparent lorsqu’il s’agit d’assurer la sécurité de Paris Plage ? Peut-être que les impôts supplémentaires annoncés pour 2009 pourraient servir à cela, plutôt qu’à financer des dépenses somptuaires et improductives.
En attendant, on ose espérer, ne serait-ce que pour les parents concernés, que si in fine la Ville se voit contrainte d’appliquer la loi, les édiles ont déjà réfléchi aux moyens de le faire. La loi de la République s'applique à tous, et nul n'est censé l'ignorer. A commencer par le premier magistrat de la capitale...

Je remercie Hugues pour l'envoi de cet article.

17 octobre 2008

Le maire de Paris sait-il tenir parole ?

 

ecole2.jpgLe 6 octobre dernier, le maire de Paris se démarquait de l'opposition stérile et systématique qui caractérise la gauche, après le vote de la loi imposant un service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles en cas de grêve. Le maire déclarait alors qu'il appliquerait la loi . Las ! A peine 15 jours et 2 grêves plus tard, il n'est plus question d'appliquer la loi votée par le parlement et supposée s'appliquer à tous. Raison invoquée ? L'impossibilité de pouvoir mobiliser suffisamment de personnels en cas de grêve massive. Monsieur le Maire préfère ne pas étudier la possibilité d'un cas par cas selon le degrè de mobilisation dans chaque école, il choisit la facilité en décicant purement et simplement que la loi ne s'applique pas à Paris, sauf si la mise en oeuvre est déléguée aux maires d'arrondissements. Mais pareille hypothèse n'est sans doute guère du goût des édiles locaux, dont ce serait là l'occasion de montrer qu'ils se soucient réellement des électeurs... Alors tant pis pour la galère, et tant pis pour les parents d'élèves, qu'ils se débrouillent ! Mais peut être que le maire de Paris a d'autres préoccupations en tête, à l'approche du tant attendu Congrès de Reims. On se rappelle pourtant le maitre mot de la campagne des municipales : je serai un maire à temps plein, sans autres objectif que de servir les Parisiens. Le slogan a fait long feu !

Je remercie Hugues pour l'écriture de cet article.