24 octobre 2009

Le grand emprunt pour préparer l'avenir

Organisée à l’assemblée nationale 2-montant-des-reserves.jpgpar Xavier Bertrand et Eric Besson, la convention de l'UMP était l’occasion de débattre sur le Grand Emprunt: « outil de mobilisation pour la nouvelle croissance » avec des personnalités telles qu’Henri Guaino, Eric Woerth, Pierre Méhaignerie, Frédéric Lefebvre, Nathalie Kosciusko Morizet, Laurence Parisot, et Jean-François Copé. Face à l’essoufflement de notre modèle économique, la crise nous invite à refonder notre modèle de croissance. L’effondrement des marchés, et ses conséquences sur la finance mondiale, ont mis à jour l’exigence de la rentabilité qui a pour effet de détourner les capitaux des investissements de long terme.
Favoriser le présent ou le futur immédiat décourage toute prospective sur l’innovation technologique au profit de l’innovation financière.
L’idée du grand emprunt lancée par le Président de la République trouve sa justification dans l'encouragement d'investissements à long terme et se supplée à l’intervention de l’Etat «stratège». Cette intervention est particulièrement nécessaire pour compenser la carence en  investisseurs privés fragilisés par la faiblesse des marchés actions. La grande question des années à venir semble donc être le renforcement des investisseurs institutionnels de long terme, tels que les fonds souverains, les fonds de réserve ou les fonds de dotations. Présents sur les marchés risqués ces investisseurs de long terme seront la clé de la nouvelle croissance. Il est donc nécessaire d’imaginer les moyens  pour en assurer le financement et c’est là que la puissance publique peut intervenir.
Mais l’Etat se trouve dans une situation financière difficile : la charge de la dette et de ses frais de fonctionnement.
Les objectifs du grand emprunt seront d'abord de conforter la souveraineté et l’indépendance de la France car elles dépendent de la maîtrise d’un certain nombre de technologies (nucléaire, spatiale, numérique, matériaux) qui nous permettent d'assurer notre stratégie militaire, énergétique et alimentaire, puis de favoriser la création d’emplois, y compris industriels, sur notre territoire (la R&D et l’industrie conjointement).
Au final, cela permettra d’améliorer la productivité de notre économie sur le long terme, de présenter un retour sur un investissement positif, de ne pas être uniquement sponsorisé par le marché, et de permettre à notre tissu productif de répondre aux nouvelles tendances de la consommation nationale et mondiale. Le grand emprunt s'inscrit comme un moyen pour préparer l'avenir.

Je remercie Pascal et Jacques qui ont participé à cette journée.