12 novembre 2009

Intervention sur le logement

A la suite à la convention Logementplan-archi.jpg avec Valérie Pécresse dans le 20e, je souhaite compléter les débats par deux remarques. La première traite de la densité, sujet souvent tabou, et de la discontinuité du tissus urbain dans le 20e et les arrondissements périphériques. Dans les rues, on est confronté à des immeubles très bas (de un étage par exemple) qui jouxtent des immeubles élevés (de 8 étages ou plus). Cette discontinuité forme ce qu’on appelle des « dents creuses » inesthétiques, or il est important de parler du beau en matière d’urbanisme. Rien n’empêche de remplir les dents creuses en surélevant les immeubles de plusieurs étages. Et pourquoi pas construire des maisons sur les toits terrasses inutilisés des immeubles récents ? La densité est une réponse à la pénurie de logements. Enfin je rajouterai un mot sur l’impact de la famille d’aujourd’hui sur la conception même des logements qui date des années 1950, à savoir la famille type : 2 adultes et 2 enfants. Aujourd’hui les familles ne répondent plus toutes à ce modèle : elles sont monoparentales ou recomposées. Il n’est pas rare que dans un même logement doivent cohabiter de grands enfants étudiants avec des bébés  qui vont à la crèche par exemple, et cette cohabitation demande des aménagements particuliers qu’il faut intégrer dans les nouvelles constructions. C’est le travail des architectes notamment, des entrepreneurs, ... et des politiques.

08 novembre 2009

Le logement : une bataille pour la qualité de vie

Succès DSC_0346.JPGpour la convention Logement de Valérie Pécresse : la salle était trop petite, les gens se sont pressés pour rentrer, beaucoup de gens debout, et d'autres jusque dans la rue et une importante représentation d'habitants du 20e que j'ai été heureuse d'accueillir. Valérie Pécresse a dénoncé le logement trop petit, trop cher, trop loin, ainsi que les annonces mensongères de Huchon revendiquant la construction de 100 logements/jour, alors que la réalité s'établit autour de 12 à 14 logements/jour. Après la quantité, la qualité : le beau c'est important, c'est même essentiel et tout le monde a le droit à un logement beau, adapté, confortable, avec balcon et volets, y compris les moins fortunés. Sans oublier une isolation performante : les dépenses énergétiques sont moins élevées pour les ménages, et ça s'inscrit dans une politique sociale de l'habitat, contrairement aux nombreuses "passoires thermiques" que sont les immeubles construits à faible budget. Les toits-terrasses végétalisés par exemple, faciles à mettre en œuvre, sont d'excellents isolants et ajoutent un peu de vert à notre univers minéral. Valérie Pécresse veut mettre en œuvre une triple politique : logements HLM, Logements intermédiaires et logements accessibles à la propriété pour assurer une mixité sociale gravement mise en danger dans l'est parisien et les départements voisins. Les classes moyennes sont oubliées par la politique socialiste : trop riches pour prétendre à un logement social et trop pauvres pour accéder au parc privé. Reste un problème de taille : le foncier. Notre candidate ne manque pas d'idées : occuper les terrains de la SNCF, investir les casernes inoccupées et construire sur les berges des fleuves et cours d'eau (logements flottants pour les étudiants). "Ma politique c'est une réponse concrète à chacun de vos problèmes" a t-elle déclaré "on n'a pas tout essayé en matière de logements". Alors allons de l'avant pour explorer toutes les possibilités, cette volonté est le meilleur gage de réussite.

20 février 2009

Impasse sur le logement social (2)

La maire d’arrondissement Frédérique Calandra product_291564h[1].jpgs’insurgeait lors des vœux contre les communes franciliennes « hors la loi » (oubliant par la même que la ville de Paris n’avait de leçon à donner à personne puisqu’elle ne ne respecte pas le service minimum dans les écoles) qui ne respectent pas l’article 55 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU). Cet article prévoit que chaque commune doit avoir 20% de son parc de logements qui soient des logements sociaux. Nous partageons les objectifs de mixité sociale contenue dans cette loi. Mais là où on ne peut plus la suivre, c’est quand elle ne tire pas toutes les conclusions de ses propos. La mixité sociale doit fonctionner dans les deux sens : le XXème arrondissement a le triste record d’être l’arrondissement où les bénéficiaires des minimas sociaux sont les plus nombreux… De ce fait, s’il est parfaitement légitime de construire des logements sociaux destinés aux plus modestes dans les arrondissements du centre et de l’ouest, il faut revoir notre politique de logements au niveau du XXème arrondissement et de l’est en général. Dans un souci de mixité sociale, contrairement à ce qu’elle propose, il faut arrêter de construire (et a fortiori, de préempter : cf l’article précédent) des logements sociaux à destination des personnes les plus précaires dans l’est parisien. Ce n’est pas en concentrant les personnes qui rencontrent le plus de difficultés qu’on résoudra leurs problèmes… Pour le XXème arrondissement, à l’instar de notre programme des municipales, nous militons pour des logements intermédiaires destinés aux classes moyennes. C’est une solution pour favoriser une véritable mixité sociale et le maintien des classes moyennes. Avec l’envolée des loyers, Paris chasse ses classes moyennes qui n’ont d’autres choix que d’aller habiter en banlieue. L’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (www.olap.asso.fr) indique que le locataire d’un 3 pièces dans le XXème arrivé en 2004 paye en moyenne 15 € / m². Quatre ans plus tard, il suffit d’aller voir quelques annonces sur Internet pour voir que les loyers proposés tournent plutôt autour de 20 € / m², voire plus parfois... Pour finir, je vous propose un petit problème de maths : sachant que le loyer doit représenter au maximum le tiers des revenus d’un foyer, combien un couple avec enfants doit-il gagner aujourd’hui pour pouvoir se payer un logement dans le XXème arrondissement ?

Merci à Laurent pour l'envoi de cet article. On compte environ 40% de logements sociaux dans l'arrondissement.