07 janvier 2011
La politique : une affaire de volonté
Aujourd'hui, un an après la disparition subite de Philippe Séguin, un colloque est organisé pour lui rendre hommage par François Fillon et Bernard Accoyer à l'hôtel de Lassay. Pendant toute la journée se succèdent des tables rondes rassemblant ses anciens collaborateurs, un ancien Ministre Hubert Védrine, ainsi que de nombreux témoins des actions multiples pour la France que ce grand serviteur de l'Etat a accompli. Personnellement, je me souviens de notre premier entretien, c'était à la création de l'Ecole des cadres qu'il avait voulu initier pour former les futures cadres de notre mouvement lorsqu'il était président du RPR. J'ai eu la chance de faire parti de la première promotion -qui fut aussi la dernière-. Nous nous retrouvions chaque mois pendant un w-e entier, nous étions une petite centaine et nous venions des quatre coins de la France. La première séance avait été introduite par Philippe Séguin et Nicolas Sarkozy. Un grand moment inoubliable. Nous étions réunis pour travailler, chaque mois, autour de Jean-François Copé et d'autres élus, et parfois avec lui. Et puis il y avait le RAP aussi, le Rassemblement pour une autre politique, mouvement des jeunes Séguinistes" animé par Florent, avec Maryline, Vincent, Jean-Louis, Pierre, et tant d'autres. Je me souviens aussi très clairement de ma dernière discussion avec lui, peu de temps avant sa mort, à la cour des comptes : nous avons parlé d'histoire et de la France qu'il aimait tant, mais aussi des guerres qui ont déchirées le 20e siècle, la première et la Seconde qui l'avait laissé orphelin de père. Philippe Séguin a toujours été un grand solitaire, mais il nous manque ; je suis sûre qu'il avait encore beaucoup de choses à nous dire.
23:37 Publié dans conférences-débats, UMP 20e arrondissement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : séguin, maastricht, assemblee nationale, cours des comptes
07 janvier 2010
Hommage à Philippe Séguin
Le choc ce matin à l'annonce du décès de Philippe Séguin, si brutale, si inattendue. L'émotion est immense, cet homme apportait de la grandeur à la République, fort de ses convictions jamais mises au rabais - il aimait à dire souvent "je ne mange pas mon chapeau"-. Je faisais le décompte et je constate qu'il n'a été ministre que 2 petites années mais son prestige dans le monde politique est largement plus grand. Il a marqué par son originalité, il tenait une place très particulière à droite, il en incarnait le coeur et la générosité, en vrai gaulliste. Je l'ai connu lorsqu'il présidait le RPR, alors élève de l'école des cadres qu'il avait créé pour former les jeunes générations. Je me souviens très précisément de la première séance, rue de Lille, avec une centaine de jeunes, trop heureux d'avoir été sélectionnés. On avait écouté son discours, puis celui de son invité qui était Nicolas Sarkozy : beaucoup d'admiration, de respect et de fascination. Après nous nous sommes régulièrement rencontrés, souvent pendant la campagne municipale de 2001, où j'ai eu l'honneur d'être candidate à ses côtés. Je garde des souvenirs très forts de cette période et notamment de nos visites sur le terrain. Puis je l'ai vu régulièrement à la cour des comptes. J'ai eu ce privilège de partager des discussions avec lui, jusqu'à la dernière qui portait sur le devoir de mémoire, sujet qui lui était cher. J'aimais sa hauteur de vue, il ne transigeait pas sur l'essentiel, c'était assurément un grand homme politique qui savait élever le débat. J'aimais beaucoup Philippe Séguin, pour sa droiture, pour son amour de la République et de la France, pour son indépendance, parce qu'il était direct, et même s'il était bougon, il savait aussi être charmeur.
19:55 Publié dans Evènements de l'année, UMP 20e arrondissement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : philippe séguin, premier président de la cour des comptes, maastricht, rpr, jacques chirac


