17 février 2011

Deux lycéens du 20e à l'Assemblée nationale

assemblée nationale,sénat,questions au gouvernement,santé,bachelotCe mercredi de vacances scolaires, deux lycéens du 20e scolarisés à Hélène Boucher, ont répondu avec joie à l'invitation du député-maire Philippe Goujon d'assister aux débats à l'Assemblée nationale. Au menu l'adoption de la proposition de loi tendant à améliorer le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées et portant diverses dispositions relatives à la politique du handicap. C'est la première fois que ces lycéens se rendaient à un débat politique d'ampleur nationale et ils furent d'abord frappés par la très faible présence de députés. Une dizaine tout au plus dont Mme Bachelot. Cette absence d'élus, souvent décriée par les électeurs, est pourtant chose courante. Sans vouloir les excuser, c'est peut être ainsi, en petit comité, que le travail des députés est le plus efficace. En tout cas, nos jeunes étudiants, passionnés par la vie publique, ont été absorbés par les débats qu'ils ont trouvé captivants, bien que le sujet ne soit pas facilement accessible.

 

 

13 octobre 2010

La grève s'essoufflerait-elle ? ...

Hier les journaux rubon0-43eaf.pngannonçaient que la mobilisation avait été l'une des meilleures depuis le début des contestations contre la réforme des retraites, mais je ne le crois pas. Pour preuve ce qui se passe autour de moi depuis hier. D'abord ma fille élève du primaire a eu classe, sa maitresse était présente alors qu'ordinairement elle est l'une des premières à suivre les mouvements de grève. Ensuite, surprise ! Elle est arrivé dès 8h20, or je sais qu'elle habite loin. Les transports dont elle a besoin pour se rendre de son domicile à l'école étaient donc en état de marche. Elle avait prévenu les enfants la veille qu'elle serait peut être en retard, et c'est elle qui est arrivé avant les élèves ! Ma fille lycéenne m'avait prévenu la veille : tous les profs seront là... De fait ils étaient là et ont assuré leurs cours, alors qu'elle et ses camarades de classe n'avaient jamais eu aucun cours les autres jours de grève. A la sortie du lycée, TF1 était présent et l'a interviewé avec une copine devant le lycée "Est que vous pensez que les élèves qui font grève le font pour sécher les cours ou par réel intérêt pour la politique ?". Sa réponse n'a pas du être très politiquement correcte car il ne me semble pas que sa courte interview soit passée sur la chaîne... Et pendant ce temps, Ségolène Royal appelle les lycéens à rejoindre les mouvements de grève... Est ce de l'inconscience ou de la provocation ? Cette réforme est faite pour eux, sans elle, c'est eux qui n'auront plus de retraites du tout ! Et cerise sur la gâteau le SMA (service minimum d'accueil) de l'école maternelle de ma dernière était assuré pour la première fois ! Une chance, l'école faisait partie des 130 sur plus de 400 à Paris à bénéficier de ce service. Rappelons que le service minimum est imposé par la loi mais que Delanoë ne souhaite pas en faire bénéficier l'ensemble des Parisiens et qu'il n'est assuré que très partiellement, mettant de ce fait la ville de Paris hors la loi.

24 mars 2010

A quoi sert la politique ?

les-jeunes-francais.gifIl est impossible de passer sous silence le "premier parti de France" : les absentéistes, très nombreux, qui ont marqué ces élections par leur non-réponse. Tout le monde s'interroge, l'UMP 20e aussi, et personne n'a la réponse. Est-ce que cette absence de participation à la vie citoyenne ne serait pas l'expression d'un rejet de l'objet politique, des politiques dans leur ensemble ? L'image que donne le milieu politique est-elle à la hauteur des attentes d'un peuple ? Les politiques ne sont-ils pas déconnectés de la réalité du terrain, de la pauvreté qui touche de plus en plus de Français qui attendent des réponses à leurs inquiétudes ? Et des autres problèmes qui se dressent dans la vie quotidienne des Français ? Je ne dis pas que le politique a la réponse à tout et facilement. Mais ne faut-il pas faire une pause et observer ce qui se passe ? Observer, décrire, c'est déjà comprendre un peu. J'ai engagé de nombreuses discussions ces dernières semaines avec des gens qui voulaient fuir devant le tract que je leur tendais. "Ca ou autre chose" semblaient dire ces électeurs. Avec certains d'entre eux, j'ai réussi à parler, parfois très longuement : écouter, écouter encore. L'abstentionnisme serait-il l'expression d'un défaut d'intégration à la société ? Le vote des citoyens c'est ce qui fonde et légitime notre démocratie représentative. Il me semble que dans notre pays, voter est un droit et un devoir, mais pas une obligation, certes. Le vote obligatoire, tel qu'il existe en Belgique ne me semble pas une solution. Pourtant faire de la politique dans la rue, dans la contestation, comme on l'a vécu hier mardi avec les nombreuses grèves (transport, écoles. Au passage, seules 35 écoles sur tout Paris ont organisé le service minimum d'accueil, quelle galère ça a été pour de nombreux parents...) n'est pas une solution non plus. On ne vote pas, mais on manifeste : la démocratie ça n'est pas la rue. J-F Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, s'exprimait à la TV en disant qu'il fallait "revenir aux fondamentaux, ceux qui avaient permis l'élection de Nicolas Sarkozy". Ne serait il pas plus nécessaire, dans un premier temps, de revenir aux fondamentaux des fondamentaux : à quoi sert la politique ?

16 avril 2009

Le garagiste devenu ministre

"Le garagiste devenu ministre, ça fait réfléchir" arton105.jpga déclaré Nicolas sarkozy aux obsèques de René Monory. Pas moins de deux anciens présidents -Chirac et Giscard d'Estaing- et un président en activité pour saluer la mémoire d'un génie de l'économie et de la finance, mais aussi un autodidacte symbole de la réussite par le travail et le mérite, celui de la République. Ce que je retiens surtout, c'est la création du parc du futuroscope, sortant la Vienne de son anonymat et offrant des milliers d'emplois à ses habitants. Comme j'ai eu la chance de rencontrer René Monory quand j'étais encore lycéenne (je me souviens de sa haute stature et de sa forte voix), je me souviens du tout début du parc, des premiers pavillons qui sortaient de terre. Un pari fou, mais tellement visionnaire ! Puis le succès, les constructions qui se succèdent sur le site du parc : le lycée pro, les hôtels, le palais des congrès, la construction d'une piste pour l'atterrissage de gros porteurs pour mieux accueillir les visiteurs étrangers, une gare TGV... et toujours plus de technologie dans des pavillons futuristes. Visite après visite c'est toujours une fête, que je partage maintenant avec mes filles.