18 novembre 2008
conseil d'arrondissement : une chambre d'enregistrement
Comme souvent à l'ouverture du conseil, on a assisté à une joute verbale, assez musclée, entre Mme Calandra et M Charzat qui a provoqué le départ anticipé de ce dernier avec son équipe. Je me suis permis de faire les comptes et j'ai le grand plaisir de vous annoncer que la majorité (enfin, devrais-je dire, l’unanimité) a octroyé, dans sa grande mansuétude la somme totale de 447 194 € tout compris (crèches, associations diverses) dont 35 750 € pour des associations oeuvrant hors du XXème (enfin, de ce qu’on retient de ce qui a été publiquement énoncé durant le Conseil. Il se peut que ces associations aient un lien avec notre arrondissement, mais j’attends encore qu’on le montre noir sur blanc sur les documents). On se doit d’ajouter que l’arrondissement bénéficiera de la somme de 10,1 millions d’euros au titre des diverses dotations versées, soit une hausse de 10% si j’ai bien écouté. Mme la Maire s’est d’ailleurs presque offusquée du fait que la dernière mandature avait eu l’innommable affront de ne pas dépenser 200 000 € sur 420 000 qui lui avaient été attribués au titre de la dotation d’investissements.
J’ajouterai juste que Mme Calandra n’a pu s’empêcher de s’adonner, avec ses conseillers – en premier Denis Baupin - aux digressions attendues, habituelles et ô combien consensuelles sur la situation économique mondiale et l’élection de Barack Obama, dont on se demande encore quel vague lien direct ces deux événements peuvent bien avoir avec la gestion de notre arrondissement. Bizarrement, pas un mot n’a été dit sur le désastreux bilan du Congrès de Reims, auquel elle a participé...
Merci Hugues pour cet article qui retrace bien l'atmosphère de cette "chambre d'enregistrement" qu'est devenu le conseil d'arrondissement.
18:20 Publié dans Mairie 20e | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris 20e, bertrand delanoé, mairie de paris, service minimum d'accueil
30 octobre 2008
SMA : suite du feuilleton ! (3)
On se souvient du récent revirement de M. Delanoë, maire de Paris,
quant à l’application de la désormais célèbre loi imposant l’instauration d’un service d’accueil (SMA) à l’école primaire en cas de grève. Mal lui en a pris: le Tribunal administratif de Paris a donné tort, mercredi 22 octobre, à la ville de Paris, qui invoque des raisons de sécurité pour ne pas appliquer cette loi.
La ville a décidé de faire appel de cette décision, laquelle exigeait par ailleurs que la Ville réexamine les modalités d’application de la loi.
L’épreuve de force continue donc. Dans l’absolu toutefois, est-ce insurmontable pour la capitale de mettre en oeuvre les dispositions de la loi, alors même qu’elle a embauché plus de 5 000 fonctionnaires depuis le début de la première mandature, et qu’elle ne rencontre aucun problème apparent lorsqu’il s’agit d’assurer la sécurité de Paris Plage ? Peut-être que les impôts supplémentaires annoncés pour 2009 pourraient servir à cela, plutôt qu’à financer des dépenses somptuaires et improductives.
En attendant, on ose espérer, ne serait-ce que pour les parents concernés, que si in fine la Ville se voit contrainte d’appliquer la loi, les édiles ont déjà réfléchi aux moyens de le faire. La loi de la République s'applique à tous, et nul n'est censé l'ignorer. A commencer par le premier magistrat de la capitale...
Je remercie Hugues pour l'envoi de cet article.
08:51 Publié dans Education et écoles, Mairie 20e, Vie citoyenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grêve des enseignants, service minimum d'accueil, accueil des enfants à l'école
01 octobre 2008
SMA : nos enfants restent à l'école les jours de grêve !
Finies les angoisses et le stress des jours de grêve à l'école ! Finis
les appels en catastrophe à une voisine, à la mamie (quand on a la chance de l'avoir sur place), à une amie disponible pour faire garder son enfant parceque l'école est fermée pour cause de grêve ! Ils seront désormais accueillis dans leur établissement, c'est la grande réforme du service minimum d'accueil -SMA- préparée par le gouvernement et qui s'applique à Paris.
N'en déplaise à Bertrand Delanoé, qui s'est fortement opposé à ce dispositif, mais cette mesure nouvelle va soulager bien des parents. L'année passée, j'ai rencontré une femme au bord des larmes qui était obligée de déposer un jour de congé auprès de son employeur pour garder ses enfants les jours de grêve. Son patron avait fini par lui donner un avertissement : au bout de trois absences, elle serait renvoyée. J'ai aussi connu une maitresse, en grêve non pas par conviction, mais parceque la maitresse de son fils faisait grêve et qu'elle n'avait d'autres solutions que de rester elle même à la maison pour le garder. On arrive à des situations parfois absurdes !
Je salue notre gouvernement qui a le courage de s'attaquer à des mesures essentielles, sans doute politiquement incorrectes, mais essentielles pour faciliter et améliorer la vie quotidienne des citoyens. C'est bien pour cette raison que la politique existe !
13:22 Publié dans Education et écoles, Mairie 20e | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris 20e, bertrand delanoé, mairie de paris, service minimum d'accueil







